ACTE III. 7v
cez, M. Wharton. Vous êtes le père (iu jjrisonnier?
WHARTON
Il est mon lils unique.
AVILSON.
Savez-vous pourquoi il s'est rendu chez vous?
WHAKTON.
Comme il vous Ta dit , pour me voir , ainsi que ses sœurs.
WILSON
Etait-il déguisé ?
■SVHARTON.
Il . . . , il n'avait pas l'uniforme de son corps.
WILSON
Combien y avait-il de temps qu'il ne vous avait vu?
WHARTON
Quatorze mois.
WILSON
Et vous pensez qu'il n'est venu que pour vous voir?
WHARTON
Moi et mes filles.
WILSON
Etes-vous certain que votre fils n'avait pas reçu une mission secrète du général Clinton , et que sa visite chez vous ne couvrait pas d'autres projets ?
WHARTON
Comment pourrais-je le savoir ?
WILSO ^.
Et savez-vous comment il s'est procuré ce laissezpasser qu'on a trouvé entre ses mains ?
WHARTON
jVon , sur mon honneur 1 wiLSON , faisant signe à JVharton de s'asseoir, et s' adressant à Henri.
Si vous n'avez rien de plus en votre faveur , capitaine Wharton , il nous sera impossible de vous absoudre. Nous ne sommes juges que des faits ; et vous avez été arrêté dans des circonstances qui vous condamnent. Quant à vos intentions, nous ne pouvons les juger que sur des preuves , et c'est vous qui devez nous les fournir. Prenez le temps d'y réfléchir -, nous ne vous pressons point.
HENRI
Je n'ai aucune preuve à donner : je suis innocent,
WJLSOIV.
Major Dunvrodie, croyez-vous fermement que l'accusé n'avait pas d'autre dessein que celui qu'il a avoué?
DUNwoDiE , se levant.
Je le garantirais sur ma vie.
WJLSON.
En prêteriez- vous serment ?
DUISWODIE.
Com ment pourrais-je affirmer sous scrmen t quelles