‹ L'espionChapitre 65 sur 95 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

norëe I Je croyais que lui-même avait oublié que j'existais.

HENRI

Qui , lui ?

HARVEY

Lui I... celui qui sait... Êtes-vous prêt , capitaine? J'ai promis de vous sauver, et je n'ai jamais manqué à ma promesse.

Et à qui l'avez-vous faite , cette promesse? *

HARVEY

A qui? à personne... Allons, Williams , couvrez bien votre tête. Maintenant sur cette chaise , le dos tourné vers la porte , la tête appuyée sur les deux mains... C'est cela. Priez Dieu*, oui, priez Dieu pour votre maître -, ne changez pas de position -, ne parlez pas , et faites en sorte qu'on découvre notre fuite le plus tard possible.

WILLIAMS

Oh I je sais bien ce que j'ai à faire : vous me l'avez répété assez souvent tout à l'heure en venant. HENRI , l'embrassant.

Mon bon illiams!

HAPxVEY.

Le reste dépend de votre sang-froid. Laissez-noU^ faire. ( Il ouvre la porte, ) Commandant ! (^Bas, ) Ne dites rien, capitaine Wharton. (^ Lawton^ qui entre.) Je vous rends votre prisonnier : voulez-vous ordonner qu'on dispose les chevaux qui nous ont amenés.

LAWTON

On ne les a pas débridés. Ils sont là qui vous attendent.

HARVEY

Bien , commandant , très bien : ce serviteur va me suivre et rapporter à son maître un saint livre que je lui remettrai, car vous n'en avez pas, vous autres mécréants.

Passez, monsieur le ministre, passez.

HARVEY , à Henri.

Viens, Williamsl (^ J^Wiairis. ) Et y ons, capitaine, ne songez plus à la terre : vous êtes sur la voie qui conduit au ciel.

11 sort avec Henri et passe devant les dragons rangés dans le fond ; Williams reste assis , les coudes appuyés sur la table , la tête entre les mains, le dos tourné vers la porte.

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