ACTE V. I2v
mon honneur, riionneur du corps l'exijvent. Capitaine, faites exécuter mes ordres ; que les dragons montent à cheval , je vais me mettre à leur tête.
SCEJNE III
FRANCIS, DUNWODIE.
FRANCIS, h part.
.le tremhle I 0 mon Dieu , inspire-moi 1 (/ JJutiwodie, ) Dunwodie !...
DUNWODIE.
Ah ! Francis !
FRANCIS
Ktes-vous donc affligé que mon Irère ait échappé à la mort?
DUNAVODIE.
Il ne l'aurait pas subie : n'aviez-vous pas la promesse de Harper?
FnANCIvS.
Ft si vous vous trompiez sur sa puissance.
DUNWODIE.
Sur la puissance dellarper! non, Francis, je ne nie
trompe pas. Je ne l'ai point rencontré au quartier-général ; mais j'ai laissé une lettre pour lui j je lui rappelle sa parole. Il doit l'avoir reçue maintenant , et la grâce de Henri ne tardera pas sans doute à venir. — Mais cette fuite avec un espion des Anglais I Grand Dieu ! pourquoi Henri m'a-t-il réduit à cette cruelle alternative.
FRANCIS
Que dites-vous?
DUNWODIE.
JVe faut-il pas que je le poursuive ? que je fasse tous mes efforts pour le ressaisir , moi qui donnerais mon sang pour le sauver ?
FRANCIS
Et pourquoi le poursuivre? N'avez- vous pas fait assez pour votre pays, sans qu'il exige de vous un pareil sacrifice.
DUNWODIE.
Miss Wharton , ce n'est pas seulement mon pays , c'est mon honneur qui parle. N'est-ce pas le corps que je commande qui était chargé de le garder ? ne sait-on pas qu'il est mon ami ? ne sait-on pas que je vous adore? ne sera-t-on pas en droit de penser que j'ai moi-même favorisé son évasion? Ah ! si l'on osait... Adieu , Francis. — Plaignez-moi : je pars.
FRANCIS
Arrêtez. ( A ijart , eu regardant (a pendule. )