Lieutenant Froment. L'espionnage militaire, p
2. Et encore ! — H y a quelques années, le colonel d'un de nos régiments de TEst assistait, non loin de la frontière, déguisé en marchand de bestiaux, à des manœuvres allemandes, quand un ofQcier d'état-major lui fut dépéché et lui dit : « Mais, mon colonel, vous voyez très mal, venez donc auprès de nous. » (Dbtour- BET. L* espionnage et la trahison^ p. 75).
3. L'Institut de droit international, dans sa session de Venise (1896), propose de distinguer les consuls en deux classes, selon qu'ils n'exercent pas d'autres fonctions {consides missi), ou qu'ils ont une profession en dehors (et alors ils seraient appelés agents consulaires), et fait suivre cette proposition d'un projet de règlement des immunités des consuls et agents consulaires.
§ IV. — LES AGENTS OFFICIELS ▲ L'ÉTRANGER ET l'ESPIONNAGB 57
tions pendant la guerre, peuvent donner à tel belligérant qu'ils favorisent les renseignements les plus utiles. C'est ce qu'ils ont fait parfois, au point de motiver contre eux des mesures de rigueur.
c Le consul danois à Gênes est un ennemi si enragé de la nation, que je désire qu'il soit chassé de Gênes... Qu'on lui donne Tordre de se rendre à Oneglia, où il attendra les ordres de son gouvernement. Cet ordre rigoureux portera qu'il est soupçonné d'avoir servi d'espion aux Autrichiens et d'avoir vendu des passeports danois à des gens suspects » (1).
Pour nous en tenir à l'époque napoléonienne, nous citerons encore l'expulsion de Drake et de Smith, ministres anglais à Munich et à Stuttgart, et l'enlèvement de Rumbold (oct. nov. 1804) à Hambourg (2).
1. Lettre de Bonaparte à Talleyrand. Paris, 8 thermidor an VIII.