‹ L'espionnage militaire en temps de guerreChapitre 22 sur 108 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

A. Rûstow. Kriegspolitik und Kriegsgebrauch.

I IV. — LES AGENTS OFFICIELS A L'ÉTRANGER ET l'ESPIONNAGE 55

attaques, ou à les entreprendre elles-mêmes, doivent favoriser les voyages d'officiers à l'étranger, pour y étu-' dier les armées étrangères. Mais il faut que ces voyages soient réglés avec intelligence, et les officiers convenablement choisis » .

« Ce serait un luxe inutile d'envoyer à l'étranger des officiers ne connaissant pas suffisamment leur métier pour pouvoir faire les comparaisons nécessaires, et qui ne parleraient point la langue du pays. Ils se laisseront impressionner par des choses tout à fait secondaires, jugeront d'après les dîners où l'on cherchera à les étourdir, et ne seront pas frappés par les choses essentielles. Malheureusement on voit souvent faire de mauvais choix, qu'il faut attribuer au favoritisme et souvent aussi à l'économie. On choisit pour ces voyages des gens riches, afin d'économiser à l'Etat quelques milliers de francs, croyant ainsi se faire représenter, sans bourse délier, d'une manière plus décente. En cela on se trompe encore fréquemment, car les riches sont très souvent plus mesquins que les pauvres. Que l'Etat choisisse donc bien les officiers envoyés à l'étranger, et qu'il ne soit pas trop parcimonieux à leur égard, parce que Thomme le plus économe ne peut vivre en voyage corftme à sa garnison, et qu'il ne faut pas que l'officier ainsi envoyé en mission soit contraint à une lésinerie ridicule, dont le mauvais renom retombera sur son pays tout entier. »

Les officiers en mission sont couverts par Timmunilé diplomatique, même si leur mission est secrète, ce qui a lieu principalement lorsque les relations diplomatiques sont suspendues.

Un des avantages des officiers de passage, en mission accidentelle, sur ceux qui sont accrédités pour un certain

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(emps et résident quelques années dans le même pays, c'est de voir autrement et parfois mieux que ceux-ci, de faire plus attention à ce qu'ils rencontrent» parce que tout est nouveau pour eux et les frappe davantage (l).

Les officiers envoyés en mission pour les manœuvres n'ont guère qu'un rôle d'apparat et sont trop entourés, sous l'apparence de Thospitalité, par leurs camarades, pour voir autre chose que ce que Ton veut bien leur montrer. Seuls, des officiers déguisés peuvent suivre avec fruit les manœuvres des armées étrangères (2).

D. Consuls. — Nous devons aussi mentionner, parmi les représentants d'une nation en pays étranger, les consuls. Us peuvent obtenir et transmettre des renseignements, comme les agents diplomatiques, mais avec moins de garanties et de facilités.

Ils sont justiciables des tribunaux indigènes; mais, même en matière criminelle, on ne peut visiter ou saisir les archives du consulat (3).

Comme nous l'avons déjà signalé pour les attachés militaires, les consuls des pays neutres, restant en fonc-

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