DE Chilly. L'espionnage, p. 21 et suivantes
i2 CRAP. I. — DES ESPIONS
mixte, répartissant les espions en Irois groupes : le prenr]ierconf)prend les espions par devoir ou patriotisme ; — le second, les espions sujets d'un pays resté neutre pendant la guerre, et qui sont poussés par Tintérèt ou la vengeance;— au troisième groupe appartiennent tous les nationaux, traîtres à leur patrie par avidité ou par passion politique, comme cela s'est surtout vu en des périodes troublées, alors que l'idée de patrie était encore peu nette dans certains pays. A ce propos, M. de Ghilly rappelle que l'alliance avec les ennemis du roi ne constitue pas un acte de trahison en Angleterre, où les crimes de Haute-Trahison sont restés soumis aux statuts d'Edouard lll (1365).
§ n Des espions proprement dits
A. Espions volontaires. — Les motifs qui amènent les gens à se vouer volontairement à l'espionnage peuvent se classer en quatre groupes (1).
Il estdes individusqui considèrent l'espionnage comme un métier devant leur fournir le moyen de satisfaire à leurs besoins.
On peut citer, par exemple, les agents de la police secrète des frontières. Il est clair que le degré de leur zèle dépend du montant de leurs appointements ; mieux on les paie, ou plus ils peuvent espérer une augmentation de traitement ou une autre récompense, mieux ils remplissent leurs devoirs. Généralement, on peut ajouter