PAUL OU DANIEL
Mon général, il me répugne grandement d’avoir à dire u mot contre le capitaine de Chantilly que j’ai toujours estimé compté comme ami personnel. Mais il me semble que je ne pu me taire en présence des faits dont j'ai été le témoin oculañ aujourd’hui même.
PAUL
DUNBAR
Je le regrette infiniment; mais je suis obligé de réunir in médiatement vos compagnons en conseil de guerre pour enqu ter sur votre cas et décider.
(A Daniel) Lieutenant, qu'avez-vous à dire?
avec vous y à peine eure. Cetcompte nir vous qui, pa-
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DANIEL
Général, je me suis aperçu aujourd’hui que les relations du capitaine de Chantilly avec la femme Laura Schneider sont de la plus grande intimité. Les déclarations d'amour que j’ai entendues des lèvres de cette femme elle-même montrent qu'ils sont amoureux depuis plusieurs années. Je n’ai pu comprendre toute leur conversation; mais ils ont parlé ensemble d'amour, de trahison et de vengeance; le capitaine lui a fait visiter ses appartements; ils se sont ensuite donaé rendez-vous à la ville
PAUL
La visite que je devais faire à cette femme était toute de convenance, et je ne désertais pas mon poste.
Que l’on téléphone pour savoir si cette femme est chez elle. (Un officier sort) (A Paul) Capitaine, où est votre ordonnance?
DANIEL (/ronique)
Il est peut-être, mon général, allé préparer les voies pour l : départ nocturne, en compagnie de cette belle dame.
DUNBAR
Les circonstances sont teilement fortes contre vous, que vos r “ports avec cette femme, sa visite chez vous, vos allées et ven -S avec elle, votre conversation en présence du lieutenant Daniel, l'envoi de votre ordonnance à la ville, l'incapacité absolue dans laquelle vous vous trouvez de nous donner des explications, tout cela me force, malgré l'amitié et l'attachement que j'ai pour vous à demander à vos camarades d'appliquer la loi en sembla. bles matières.
PAUL Au nom de mon père, croyez-moi, général, je suis innocent! DUNBAR
.Je ne demanderais pas mieux que de vous déclarer tel: mal-
heureusement votre défense est bien pauvre. Je suis ému jus-
tes
ERP PP RO PTS A RE TEE 2
ET
AT PMR AN on à Se
Sont NES
qu’au fond de l’âme en pensant à la douleur de votre pauvre père lorsqu'il apprendra que son fils a ainsi manqué à l’honneur. (1L s'essuie les yeux)
(Entre l'officier qui était sorti aux nouvelles) L'OFFICIER
)n nous informe que la femme Schneider est entrée en hâte chez elle, qu’elle a fait ses malles et est immédiatement parti: pour la ville. Elle a laissé, paraïit-il, à la maîtresse de pension, le message de dire au capitaine de Chantilly qu’il aurait de ses nouvelles avant la fin du jour.
. DANIEL (à part)
Elle n’a pas manqué parole.
DUNBAR
Messieurs, que dites-vous? (/ls se consultent)
(A PAUL) Capitaine, les officiers de Sa Majesté, réunis en conseil de guerre, déclarent que vous êtes coupable de trahison pour avoir livré ou aidé à livrer à l’ennemi des plans précieux qui se trouvaient en votre possession. Vous êtes en conséquence condamné à être fusillé au coucher du soleil. Désirez-vous recevoir un prêtre? Nous vous accordons une heure pour mettre ordre à vos affaires. (Un lieutenant sort chercher le peloton d'exécution)
Je n’ai rien à me reprocher, général, je suis prêt. Veuill:z transmettre ma dernière pensée à ma famille, à ma pauvre mère. Prenez aussi ce médaillon sur moi quand je serai mort. Il cor tient le portrait de celle qui devait porter mon nom. J'ai promis de le garder jusqu’à mon dernier soupir. Faites-le parvenir à ma fiancée en lui disant que, jusqu’à la fin, malgré de trompeuses apparences, je lui ai été fidèle.
(Le lieutenant revient avec un peloton de soldats)
vre pèonneur.
en hâte
parti:
sion, le de ses
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Jeuill:z re mè- Il cori promis ir à ma 1peuses