SCENE XIV Les mêmes — SOLDATS DUNBAR
Capitaine, adieu. Je vous aimais comme un fils. Votre sort m'est particulièrement cruel et m’afflige au suprême degré. Mais la loi militaire est là; vous l'avez transgressée; il faut une punition et un exemple afin d’assurer la sécurité générale de l’armée.
PAUL
Je meurs sans reproche. Ma conscience est tranquille. Si mon sacrifice peut aider l’armée, je suis prêt a boire la coupe jusqu’à la lie. L'avenir vous dira cependant que le capitaine Paul de Chantilly fut un martyr, une victime de la fatalité, et de l’aveuglement de la justice humaine.
(Le lieutenant demande le ceinturon et le pistolet de Paul. Celui-ci a un mouvement de légitime colère, puis il se soumet et se send à la demande du lieutenant. Il va se placer au milieu du peloton)