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MARCELLE
(Fièrement) Non, Paul, non.
BUELOW
C’est bon, je m'en lave les mains; c’est vous qui l’aurez voulu, capitaine.
LAURA
Ah, mon beau capitaine, tu n’as pas voulu de mon amour? Tu le méprises, tu l’as foulé aux pieds! Apprends ce qu’il t'en coûte de piétiner sur le coeur d’une femme.
Regarde la, ta fiancée, contemple cette belle tête qui va bientôt faire la joie du bourreau.
Mlle de Chantilly, tu as voulu m'’enlever ce que j'avais de plus cher au monde; eh bien, jamais tu ne le posséderas toi non plus. Ton capitaine, il va aller moisir dans le fond de nos sombres cachots. Dans quelques années il sera une loque humaine que toi même tu ne voudras plus regarder
(On entend des détonations et le bruit de la bataille qui se rapproche; les soldats allemands se précipitent au dehors)
Malheur, ce sont les Canadiens qui montent à l’assaut! Je suis perdue! Mais il ne sera pas dit que je serai morte sans me venger! Ah, capitaine de Chantilly, tu n’as pas voulu de la vie avec moi, eh bien, nous allons mourir ensemble! (Elle va pour poignarder Paul. Des soldats Français et Canadiens entrent et pointent sur elle leurs baionnettes. Des soldats détachent Paul, Louis et Marcelle. Paul et Marcelle se jettent dans les bras l'un de l’autre. Laura est acculée « in vanc sur l’avant-scène; deux soldats se placent à ses côtés.)
PAUL
Enfin, c’est la délivrance! Vive la France! Vive l’Angleterre!