LA SENTINELLE
En v'ià uu qui accourt au galop.
(l\ montre 'a droite ^ DOMINiyiE De ce cô:é!
MEUMER, froidement et mualrant la gauche. l'it pur I:i, Kutusolï!
DOMlNigt E.
Nous sommes cernés!
MEUNIER
<,'e.st lini... ( aux soldats. ) hnfants. j'ai l'ait c« que j'ai pu pour vous sauver, n'y a pas moyen...
\avec uneomoliom concentrée.) Embrassoiis-nous!...
le bataillon carré!... et qu'on distribue les carlouches !
yMouvemcnt des soldats qui se tendent la ma<n et t( prépareni.)
*fs
OOMIMytE, à Louise, el prenant un fusil. Maintenant, je ne te retiens plus... Va-t-en, va-t-cn ! Louise!
LOUISE, vivement.
M'éloiizner dans un pareil moment !... Non... c'e.si à présent que je ne te quille plus.
DOMINIQUE
Comment î
LOUISE
Oui, je partagerai ton son, quel qu'il soit; je m'attache à tes pas Si tu es ble.s.sé, c'est à moi • le te soigner, de te consoler. (lui prenant la main.) Ne m'avez- vous pas dit que j'étais votre femme?
DOMINIQUE, ému.
Tu le veux!... eh bien, soit!... ça doublera mon courage!
IMEUMER, regardant à droite- Ail ! ça, il est tout seul, c' co.saque.
DOMIMOLK.
Ça doit être l'avanl-garde, (étonne.) Dieu me pardonne 1 c'est mon cheval! mon pauvre I\Iarengo, que j'avais élc obligé d'abandonner cette nuit .. Eh 1 iVlarengo!
(Il court au-devant de lui avec quelques soldats.)
MEUNIER, regardant toujours.
Hé! hé! v'ià son cavalier à bas!
LES SOLDiTS, dans la coulisse Prisonnier I
PATERMCK., en dehors
Un moment, Français!
Amenez-le ici.