‹ L'espionne russe; épisode de 1812Chapitre 44 sur 50 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

lES PRKCKliENTS, P.A.TERMCK, vôtu en cosaque, la lance à la main, et poussé par les soldats.

PATERNICK.

Pas (If violence, Français. J' vous dis que je me ri 11(1. -, ; n'ayez pas peur.

An; ; Qu'il est flatleur d'i'pnu-iet celte. Malgié la lance que je poi le.

Je n'veux pas vous faire de mal ; l',;issuiez-vous, brave cuhoi le, J'vi(;iis parler à voir' L^énéial.

DOMINIQUE, l'eiamiiianl.

C'e>l |)'l-étre un espion qui se cache

MEUNIER

Ou va bientôt ^a^oi^cela.

(s'avançant ) Jl faut lui couper la mouhiaclie...

PATEBMCK, l'ôtant et la lui prt■:^elU(>nl. C'est iiiNiilc. la voilà '

LOUISE, étonnée.

C'est ralerni( k

MEUNIER

Il tombe du ciel I

PATERNJCK..

Non, je tombe de cheval.

Noire ami d'hier soir, qui est en ccsaque ce matin.

PATERNICK.

C'est un petit costume de campagne que j'ai pris pour arriver ju.squ'à vous; car... ne confondons pas. Français, je suis cosaque, mais je suis honnête, et c'e.^t pour vous ramener votre alezan que vous aviez oublié

DOMINIQUE

Esl-il possible !

PATERNICK.

Oui, nous pourrons faire un échange... (apercevant Louise.^ La voilà ! ma timide Louise ! la colombe au milieu des vautours !

MEUNIER

Un échange!

DOMINIQUE

Que voulez-vous dire ?

PATERNICK.

Que, dans le trouble de votre départ... vous vous êtes trompé, bon jeune homme, el ce n'est pas votre excellent coursier que vous avez emmené.

DOMINIQUE, avec ironie.

C'est pour cela que vous avez couru après nous?

Uniquement !

MEUNIER, avec défiance

Uum... je me délie de ce luron-la.

(Il emmène Dominique de calé, ainsi que plusieurs soldats, et paraît se consulter avec eu\. Il envoie quelques éclaireurs dans diflérentes directions. Palernlck se trouve seul avec Louise.)

PATERNICK, s'approcbant de Louise.

Chère amie, je vous revois enlin... Je vous ai bien pleurée, allez!

LOUISE

Quelle imprudence à vous de venir ici!

PATERNICK, bas.

Ce n'est pas ma faute!... C'est ce maudit cheval, que l'avais pris pour courir au-devant de mes gens, el qui, au lieu d'aller à droite, a voulu absolument aller à gauche; il les avait flairés!.. La bête est enlètée ; moi, j'ai du caractère... J'ai dit: Ma chère, un moment 1... INous nous sommes pris de mots!... J'avais beau le rouer de coups, ces chevaux français, ça n'entend pas le russe... 11 a pris le galop la tète entre les jambes, et en arrivant il m'ajele les quatre fers en l'air!

(Pendant ce récit, il y a beaucoup dag.lation dans le groupe de Meuniei ; plusieurs soldats accourent el lui parlent vivcmeni, en mcjnlrant la gauche,

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