‹ L'esprit au théatreChapitre 14 sur 308 · ARIOSTE · texte numérisé non relu

ARIOSTE

Le père de l'Arioste le gronda un jour très-vivement et (rèslongtemps. Il l'écoutait avec une très-grande attention, sans lui répliquer, sans chercher à se justifier. Un témoin de cette scène lui

demanda pourquoi il n'avait rien allégué pour sa défense. L'Arioste répondit simplement qu'il travaillait à une comédie, et qu'il en était resté à la scène d'un vieillard qui gronde son fils ; que, dès que son père avait ouvert la bouche, l'idée lui était venue de l'étudier afin de pouvoir peindre d'après nature : en sorte qu'il n'avait été occupé que du ton, des gestes et des propos de son père, et point du tout de SCS réprimandes.

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