‹ L'esprit au théatreChapitre 147 sur 308 · HYACINTHE · texte numérisé non relu

HYACINTHE

Hyacinthe, qui a autant d'esprit que de nez, prenait langue avec un quidam dont la joue avait reçu un revers de main des plus sonores. II insistait, avec malice, sur le désagrément de semblables caresses. L'autre cherchait h déguiser le soufflet en coup de poing.

— Ma foi, dit Hyacinthe, soufflet ou coup de poing, moi qui n'y suis pas fait, ça m'ennuierait, et, si j'avais cent mille livres de rente, je ne les mangerais pas à ça.

A la première représentation du Vonage unloxir d'une marmite, au Palais-Royal, Hyacinthe, entrant en scène avec mademoiselle Maileleine.posa le pied à faux et déchira sa robe, qui était dénies'irée pour une cuisinière.

— Maladroit! fit-elle.

— Dame, répondit Hyacinthe, je le l'avais bien dit ce malin à la répétition.

HYACIlSTnE ET GIL FEREZ

Hyacinthe sort d'une boutique de fniilier — en donnant le bras à un incommensurable melon. Au détour d'une rue, Gil Pérez passe près de lui, sans que son chapeau sourcille.

Hyacinthe l'appelle.

— Hé ! Gil Pérez ! tu ne me demandes donc pas des nouvelles de ma santé?

— Mais, répond Gil Pérez en continuant sa roule, tu te portes trop bien pour ça !

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