‹ L'esprit au théatreChapitre 148 sur 308 · JE SUIS DU THEATRE · texte numérisé non relu

JE SUIS DU THEATRE

Une véritable ingénue du Vaudeville rencontre une figurante du même théâtre, tenant par la main une jolie petite fille.

— Est-ce que celte enfant est à vous? lui demanda-t-ello.

— Oui, mademoiselle.

— Mais je croyais que vous n'étiez pas mariée?

— Non, mademoiselle, mais je suis du théâtre.

JOHNSON (sAMUEt)

Sheridan était Irès-lié avec le docteur Brooke, qui l'admirait et qui vantait partout le Comte d'Essex, une nouvelle tragédie de l'auteur de Gustave Vasa. On le pria, dans une réunion, d'en dire quelques vers, et il déclama une tirade dans laquelle il est question d'hommes libres, et qui se termine ainsi :

Qui veut les gouverner doit lui-même être libre.

— Excellente logique ! s'écria le satirique Samuel Johnson. Et il ajouta :

Qui conduit des bœufs gras doit être gras lui-même.

JOUY (de)

L'auteur du libretto de Guillaume Tell se trouvait à im diner d'amis ; lun des convives, levant son verre et se tournant du côté du vieillard, s'écria avec l'accent du fanatisme ;

— A monsieur de Jouy, ([ui a surpassé Voltaire!

lu

Un second, Irouvanl ie coniplimenl excessif :

— A monsieur de Jouy, qui a égalé Voltaire!

Quelque peu piqué de cette chicle, le vieil académicien dit d'un accenJ ému :

— Merci; mon nmi^ merci de votre rude franchise!

M. de Jouy a eu pour collaboraleur Armand Marrasl dans la fabrication du librelto de Guillaiivie Tell.

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