‹ L'esprit au théatreChapitre 182 sur 308 · MONVEL ET LE DÉBUTANT · texte numérisé non relu

MONVEL ET LE DÉBUTANT

Un jeune débutant à la Comédie française, qui avait déjà paru à Versailles, s'était fait tort en abusant de l'excessive puissance de ses moyens vocaux. Il entre un matin chez Monvel, qui s'inlcressail à lui.

— Monsieur, lui dit-il comme aurait parlé Stentor, les comédiens prétendent que je ne me sers pas de ma voix naturelle.

— Mais commencez donc par me dire bonjour, répliqua doucement le conseiller.

— Ah ! c'est vrai, reprit respectueusement le visiteur. Bonjour, monsieur Monvel.

— Eh bien, dit le grand comédien, la voilà, votre voix!

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