PIXÉRÉCOURT
On avait conseillé à Meyerbcer, dès le premier temps de son séjour à Paris, de choisir et de préférer,, comme sujet des opéras qu'il composerait à l'avenir pour lllulie, des mélodrames de Pixérécourt, toujours féconds en situations émonvantcs et en dénoùments dramatiques. Meyerbeer se mit donc à lire tout ce qu'il avait pu trouver de mélodrames de Pixérécourl.
Un jour, dans un dîner chez madame la comtesse de Bruce,
il put citer de mémoire les titres detoutesles pièces de Pixérécourt, dont le nombre dépassait la centaine : Pixérécourt, qui était un des convives, s'écria émerveillé :
— Comme ce gaillard-là connaît la littérature française, quoique Prussien !
PLESSIS (mademoiselle)
Le Théâtre-Français était dans une perturbation complète. M. Buloz, qui régnait alors, dit à mademoiselle Plessis :
— Vous qui êtes si clairvoyante, que voyez-vous dans tout ceci ?
— Ma foi, monsieur, répondit l'ingénue en le regardant lixement, ce que je vois me paraît assez louche.
PLESSIS-ARNOULD (madame)
M. Laya a la haine de la crinoline.
— Parbleu ! disait-il à madame Plessis, vous me faites l'effet de Plessis-Ies-Tours î...
— Aimeriez-vous mieux, répliqua-t-elle avec le plus grand sang-froid, que je ressemblasse à Plessis-Piquel ?