PROCÈS BURLESQUE
On a remarqué, dans le temps, un singulier procès intenté par M. André de Goy à M. Arnault, directeur de IHippodronïe.
Il s'agissait d'une pantomine équestre.
André de Goy — plus connu sous le nom du « chevalier m est surtout renommé pour l'excellence de ses traductions anglaises. — 11 a mangé de la tortue sur les bords de l'Ohio ; il a péché des ableltes sur la marge de la grande cataracte du Niagara.
Un jour, il apporte à M. Arnault un scénario de pantomime intitulé : la jeune Guerrière du Niagara.
— Je prends ça, dit Arnault,
On rédigea un petit compromis, selon l'usage.
Mais, au moment de mettre la pantomime équcsirecn répétition, le directeur de l'Hippodrome se trouva soudainement arrêté par un détail.
Le domestique du voyageur anglais est pris par les sauvages, qui le mettent cuire dans une marmite.
M. Arnault pril une plume et changea l'cflet :
Le domestique du voyageur anglais est pris par les sauvages, qui le mettent à la broche.
C'est sur cette question de bouilli ou de rôli que l'on plaida. Le tribunal renvoya les parties dos à dos.