VIENNET
Quand M. Viennel prononça son discours sur la tombe d'Alexan-
dre Duval, il fil tant d'allusions à sa tragédie d'Arbogaste, lombce récemment, qu'on ne put s'empcclicr de lui luire renuir(|uci" qu'// se trompait de mort.
A la première représentalion d'une de ses pièces, M. Viennel constatait, avec beaucoup d'esprit, que le public ne p;iraissait pas très-enlhousiasmé.
— C'est vrai, dit Alexandre Dumas, il n'y a pas beaucoup de monde, et l'on bâille.
Le lendemain, on jouait, au même théâtre , un drame de l'auteur des iMousqaelaircs.
— Voyez donc, monsieur Dumas , lit l'auteur ù'ArOofjas'e. voici à l'orchestre un spectateur qui bàdle.
— Çat c'est un monsieur d'hier.
VIERGlî EN COUCHES
Les comédiens promettaient depuis loiiijtemps une |iiéce nouvelle où la vertu était personuiliée. Le public, impatient de la voir, la demandait tous les jours.
— Pourquoi donc ne la représentez-vous pas? dit une dame
Je qualité à un comédien.
— Nous ne pouvuns, lui répondit-il, la donner avant une quinzaine, parce ([ue la lille ([ui joue le rôle de la Vertu implore en ce moment à hauts cris le secours de Lucine.
VL\GT CULOTTES
Le pauvre abbé Pellegrin , qui dînait de l'autel et sou-
pait (lu Ihéàlre, fit jouer uue pièce où se trouvait ce vers :
L'amour a vai7icu Lolli.
Un spectateur du parterre s'écria :
— Qu'on cil doiiiic une à l'auteur !