‹ L'esprit au théatreChapitre 303 sur 308 · VOLTAIRE · texte numérisé non relu

VOLTAIRE

Voltaire faisait jouer aux Délices, près de Genève, son Orphelin de la Chine; Montesquieu, qui se trouvait lu, s'eiulormit profoudémenl. Voltaire lui jeta son chapeau à la tête en disant :

— Il croit être à l'audience.

Après la représentation de Brntus, Fonlenelle dit à Voltaire :

— Vous n'êtes point propre à la tragédie; votre style est trop brillant, trop pompeux.

— Je vais donc relire vos pastorales, répondit Voltaire.

Voltaire disait après une représentation d'une pièce de Marivaux :

— C'est un homme qui connaît tous les sentiers du cœur humain ; mais il n'en sait pas la grande route.

Après la première représentation de ï'Oreste, de Voltaire, la maréchale de Luxembourg envoya à l'auteur quatre pages de critiques sur sa pièce; il se contenta de lui répondre par cette seule li^'iie :

« Madame la maréchale, on n'écrit pas Oreste avec un h. »

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