BOIELDIEU
Boïeklieu n'allail que rarcrnenl au Tliéâlre-Franrais , nù il avait ses entrées. Un soir, il y conduit une dame, prend un i)iiiet pour elle et donne son nom.
— Mon Dieu, monsieur, lui dit le contrôleur, cette plaisanterie est excellente; bien qu'elle se répète souvent, nous en rions toujours ; mais, aujourd'hui, M. Boïeldieu vient d'arriver. Il est à l'orchestre, à sa place habituelle.
Boïeklieu rougit comme un homme tombé dans son propre piège. Il s'empêtre dans une phrase des plus entortillées, puis va chercher une carte qu'il paye.
— Comment! lui dit la dame stupéfaite, vous soullYez que l'on vous prenne pour un imposteur? 11 faut démasquer ce voleur de nom !
— J'ourquoi dérangerais-je ce pauvre diable? H aime sans doute beaucoup le théâtre, il y vient tous les soirs, et, moi, je n'y viens jamais.