‹ L'esprit au théatreChapitre 46 sur 308 · BOIELDIEU · texte numérisé non relu

BOIELDIEU

Boïeklieu n'allail que rarcrnenl au Tliéâlre-Franrais , nù il avait ses entrées. Un soir, il y conduit une dame, prend un i)iiiet pour elle et donne son nom.

— Mon Dieu, monsieur, lui dit le contrôleur, cette plaisanterie est excellente; bien qu'elle se répète souvent, nous en rions toujours ; mais, aujourd'hui, M. Boïeldieu vient d'arriver. Il est à l'orchestre, à sa place habituelle.

Boïeklieu rougit comme un homme tombé dans son propre piège. Il s'empêtre dans une phrase des plus entortillées, puis va chercher une carte qu'il paye.

— Comment! lui dit la dame stupéfaite, vous soullYez que l'on vous prenne pour un imposteur? 11 faut démasquer ce voleur de nom !

— J'ourquoi dérangerais-je ce pauvre diable? H aime sans doute beaucoup le théâtre, il y vient tous les soirs, et, moi, je n'y viens jamais.

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