CABOTIN
Deux acteurs comiques, MM. L*" et T"*, avaient échangé de
l'rsprit au théâtre
nombreuses gourmades dans la loge où ils s'habillaient en commun. Le direcleur, prévenu parle second régisseur, les fil venir dans son cabinet et leur tint à peu près ce langage :
— J'en ai appris de belles sur votre compte ! il paraît que vous vous êtes flanqué des coups de poing ?
Pas de réponse.
— Mes amis, cela ne peut pas se terminer comme cela ; quatre de vos camarades sont avertis, et, demain matin, vous aurez à vous donner un coup de sabre.
— Plus souvent! dirent d'une même voix M. L*** et M. T**', je ne me bats pas avec un cabotin !