‹ L'esprit clinique en éducation physiqueChapitre 11 sur 13 · VI, — PROPAGANDE · texte numérisé non relu

VI, — PROPAGANDE

Une active propagande doit être faite auprès des familles en faveur des exercices physiques.

Une campagne d'opinion doit être engagée par la presse, par les confé-

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rences, par les congrès, par les tracts, le livre, l'affiche, le cinématographe, etc., etc., pour faire admettre par tous les français la nécessité de s'imposer volontairement, avec le concours de l’État, une contribution supplémentaire dite « Contribution dervie Den faveur de l'élevage humain.

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Au point de vue des grands courants d'idée nous constatons :

Premier fait. — Aucun des Congrès tenus depuis 1900 n’a posé la question de la gymnastique allemande de Jahn-Amoros. Aucun vœu n’a été nettement présenté en sa faveur. On a parlé de gymnastique rationnelle, mais on n’a pas dit que la gymnastique aux agrès de suspension est cette gymnastique rationnelle. Les adversaires de la gymnastique de Ling lui ont rendu justice, sans s’en douter, en demandant l'application d’une gymnastique basée sur les principes physiologiques, mais ils n’ont pas dit que la gymnastique Franco-Allemande est basée sur ces principes. Quand aux « éclectiques » le vœu qu'ils ont émis « qu’il faut donner dès le début » une forme naturelle et une direction pratique à l’éducation physique » n’est que le vœu du Congrès de Mons vaguement paraphrasé, puisque la méthode suédoise, par sa souplesse même supprime « l’automatisme invariable » dans toute leçon de gymnastique. En somme tous les vœux émis ne sont que des hommages rendus à la gymnastique suédoise, hommages directs avec les « suédistes », indirects avec les « éclectiques » et les «amorosiens ». C’est la méthode de Ling qui prévaut parce que, seule, elle est rationnelle.

Deuxième fait. — L'éducation physique a pris une place prépondérante dans la vie des peuples ; elle a soulevé la question des nationalités et des races ; elle doit être appliquée à la femme autant qu’à l’homme ; les médecins doivent s’y intéresser, l’utiliser et en prendre la direction au point de vue social.

Troisième fait. — L'éducation physique doit devenir une institution d'État. Cette éducation ne doit pas être athlétique. Elle doit être pédagogique, hygiénique et sociale, répartie à tous et non réservée à quelques seuls favorisés de la nature en force et en souplesse. Elle doit faire partie de la puériculture .dès le premier âge et de la séniculture jusqu’à l’âge le plus avancé de la vie, sans jamais être accaparée pour la seule viriculture athlétique au plein air avec les sports ou au gymnase avec le sport aérien aux agrès de suspension.

Je conclus : |

L'Education physique résume la vie active et féconde, individuelle et collective, avec toutes les sciences qui la constituent : mécanique, anatomique, physiologique, physique, chimique, biologique, pédagogique, psychologique, médicale, sociale, ethnique, esthétique, etc., etc.

Il faut savoir beaucoup de choses en ces matières pour en connaître fort peu en éducation physique. Cette éducation n’a pas été comprise par les auteurs de « Méthodes » et de « Systèmes » actuels, parce que tous n’ont envisagé qu'une des multiples faces de la question ; ils n’ont pu aboutir, malgré leurs efforts méritoires, souvent pénibles, pour s'imposer comme chef d'école. Ils se butent contre l’obstacle, dans la nuit, tandis que Ling leur indique une large baie vers la lumière.

É LS Puisse le Paris médical non émotif, avecle concours dë la Faculté de Médecine et celui d’une collaboration internationale, ouvrir une : ère nouvelle d'action féconde mondiale par le Congrès de l'Éducation physique de Mars 1915.

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