SCENE XVIU
assez votre trahison f mais vous ne méritez pas que j en sois assez touché pour vous la reprocher. Je prends h> parti du mépris et du silcne(\ (// élève tout d'un coup la voix.) Xattendez pas de moi, ni des emportements, ni des reproclies : non, perfide ; non, traîtresse. .r
ïlllBAUDOIS
Appelles-tu cela des douceurs ?
VALÈRE
Juste ciel !
THIBAUDOIS
De quoi se plaint-il donc .' est-ce que lu lui as promis quelque chose ?
ANGÉLIQUE
Rien du tout, monsieur Thibaudois. Je voudrais })ien savoir, monsieui-, de quel droit vous venez minjurier? Sur quoi, je vous prie, pouviez-vous fonder vos espérances? Premièrement, mon père peut-il balancer entre les richesses de monsieur et le peu de bien que vous avez ?
THIBAUDOIS, montrant ses bagues.
Quin, vois-tu la main que je lui baille ? ces cinq doigts là valent tous les contrats d'un officier d'épée.
ANGÉLIQUE
Pour moi, je préfère la bonne humeur de monsieur à ce sérieux passionné dont vous ne sortez jamais.
THIBAUDOIS
Fi 1 il est amoureux comme un roman.
40 l'esprit de GONTHAUICTION
ANGELIQUE
Ses bons mots me touchent plus que toules vos mines de desespéré.
THIBAUDOIS
.l'ai ouï dire que les femmes n'aimenl point les affligés. Il me fait pitié pourtant. Va, mon eapitaine, va, pour te consoler, je te prêterai de largent.
VALÈRE
Eh, morbleu, monsieur...
ANGÉLIQUE, prenant Valère par le bras.
Vous allez vous emporter ; retirez-vous., je vous prie ; je n'aime pas les emportés.
THIBAUDOIS
Eh, ni moi non plus. Je vais rejoindre ton pore. {Bas à Angélique.) Défais-toi de cet hommelà. baille-lui son congé, et viens me retrouver.