L'ésprit de la Gaule
Mon ami, dès l'apparition il" ces éludes dans l'Encyclopédie nouvelle, on IS-lfi, vous avez bien voulu les encourager et signaler l'intérêt qu'elles pouvaient avoir pour l'ensemble de notre histoire. Vous en avez même si bien cité l'essentiel dans votre grand ouvrage quo je pourrais presque me dispenser de les publier de nouveau, et, si j'en
semble utile pour développer ma pensée, vous retrouverez ma première impressïor. de ee qu'a eu <le grandeur et de vérité le druidisme. Un certain penchant vers les généralités m'ayant porté a éliminer, autant que posssible, do mon travail, tout appareil archéologique', afin d'y laisser respirer plus librement IVsprit des idiose.\ il en résulte que ees études n'ont été que médiocre ruent alfeclées par les découvertes de détail qui su sont ell'eetuées depuis lors; et, quant a rinestiniahle monument des Triades galloises dont l'existence nous était, a cette époque, entièrement inconnue et dont les données ne s'étaient laissées vaguement en-
trevoir qu'il travers des documents de seconde main, elles sont venues fortifier mes vues par la plus heureuse confirmation, et le meilleur parti que je puisse ou tirer est évidemment de l'insérer à leur suite comme supplément et couronnement. L'œuvre remaniée no vous apportera donc rien do nouveau, si ce n'ost une expression nouvelle de mon amitié inspirée par le patriotisme profond qui est un do nos liens. C'est à ce titre, dont le temps ne cesse d'augmenter la force, que je vous prie d'en agréer la dédicace.
Juan REYHÀU».