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DE L'IDÉE DE D1KU. ' U
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de ia loi, un autel construit avec îles pierres brutes que le 1er n'avait jinhil touchées; cl il y olVril an Seigneur < 1rs helneatislcs et des victimes de paix, t C'est également par un monument de pierre brute, un véritable l'rnmle.cb. qu'est consacré le mémorable passade da Jourdain. Sous les Juges, lorsque les tribus, vaincues et dépouillées de l'Arche par leurs voisins, reprennent le dessus et se remcilenl en possession de ce palladium, c'est également sur une pierre brute que se célèbre le sacrifice. « El le char qui portait l'Arche vint dans le champ de Josué de flelhsam, et il y avait là une grande pierre, cl ils brisèrent le bois du char, et ils placèrent les vaches par-dessus en holocauste au Seigneur; et les lévites déposèrent l'Arche de Dieu, et ils la placèrent sur la grande pierre. » La coutume se soutient tant ipicles enfants d'Israël conservent leur cunstituliou primitive. C'est à une pierre brute que se rattache la vocation de Gédéon. Même dans le coin me née ment delà monarchie, quand Elie tente de ranimer l'antique nationalité, c'est encore un autel de pierres brutes, comme celui du mont Hébal, qui s'élève à Jéhovah sur le mont Carme] . ■ El il prît douze pierres, selon le nombre des tribus des Mis de Jacob à qui a élé adressée la parole de Dieu, disant : " Israël sera ton nom, » et il lit avec ces pierres un autel au nom de Dieu. * C'est aussi, selon toute apparence, un monument du même genre qui s'érige, sous David, dans les champs d' Arrima, pour conjurer, durant une épidémie, la colère de l'Éternel. Comme on en peut juger par l'histoire de i'autel de Membré, les populations de ces contrées conservèrent longtemps le sentiment du caractère sacré de ces constructions ; mais le sacerdoce ne les connaissait plus, et Constantin ne se lit nul scrupule de renverser le monument que couvrait depuis tant de générations le nom vénéré' d'Abraham. Il ne. faisait, à cet égard, que suivre la tradition de Salomon contre celle des patriarches.
qui remontait <mssi aux origines, ayantdécidément disparu devant le système monarchique, l'antique archilerture avait faibli du même coup devant l'architecture ehamitique. La counexito des deux révolutions est remarquable et se témoigne même dans
ESPRIT T1E LA (1 AITLE.
la concision du texte biblique : ■ La royauté fui confirmée dans la main de Salomon, et il entra dans l'alliance du Pharaon, roi d'Kgyptc, car il épousa sa fille et la conduisit dans la cité de David, on attendant qu'il eut édifié son palais et lo temple du Seigneur, et la muraille qui entoure Jérusalem... et le roi ordonna quo l'on prit des pierres de grande dimension, îles pierres de prix pour les fondement? du temple, et qu'on les taillât. * Mais, tandis que !o fils de David, renonçant à la simplicité tradition—
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lagtir m'i Sfs (if'ivs sacrifiaient en plein air sur des pierres brûles, un tomple rival, par sa magnificence, de ceux des monarchies d'alentour, les druides, sous leurs toils de feuillage, fidèles à l'autorité des ancêtres, suivaient, sons fléchir, la loi puisée, par eux comme par les patriarches, au foyer de la législation primitive ol renouvelée par Moïse : ■ Si lu m 'élèves un aulcl de pierre, tu ne le feras poinl avec des pierres taillées •