MOLOC II
paille sur le lennii^nn^ dos deux prophètes. !l suffit, eu cllct, d'y prendre le vrai sens de l'histoire si célèbre du veau d'or. Les pères de l'Église, et, a leur suile. In foule des comrnentiitrurs. séduits par l'imago du l'Egypte, n'ont pus hésité à voir, doua le veau d'or, le bœuf Apis. Il faul dire que le livre des Actes leur indiquait en quelque sorte cette voie, ear, dans le récit de saint Élienne, la mention du veau d'or est manifestement en liaison avec celle de l'Egypte. Qui ne sait que le dieu Apis était symbolisé par un taureau vivant, et que celte forme singulière était précisément ce qui le caractérisait? Aussi, cédant au* progrès rie la science, les commentateurs en sont-ils venus à identifier lo veau d'or, soit avec Mnevis. qui avait pour euililéme une ligure de taureau, et c'est l'avis de Jnblonski dans son l'anHicon égyptien, soil avec lais, que l'on représentait souvent avec une tdle de vache, et c'est ce qu'a soutenu do m Calmel dans sa dissertation sur l'Exode. Mais, il s'élève contre toutes ces hypothèses une difficulté invincible. Comment les Hébreux auraient-ils relevé les autels do l'Egypte, au moment où ils s'éloignaient si passionnément de ee pays, ou leur condition avait été si dure ? Daas l'antiquité, les dieux des nations sont les nations mêmes, et 3i, dans l'esprit de l'historien. les Hébreux avaient été alors animes d'une telle dévotion envers les dieux de l'Egypte, au lieu de leur faire dresser, dans les Métiers arides du Sinai, une idole d'Isis ou de Mnevis, il nous les aurait plutôt montrés profitant de l'absence
que leur offrait Moise, y perçoivent enfin au milieu dVIIes l'idole demandée, elles poussent une clameur : est-ce pour saluer l'Egypte dans ce veau d'or? précisément le contraire: «Et ils dirent: ceux-ci, Israël, sont tes dieux qui t'ont fait sortir de la terre d'Egypte. • (Ex.,xxxu, i.)Ce mot suffit. Tant s'en finit qu'il s'agisse d'un Dieu de In terre du Nil : c'est, au contraire, un dieu qui en n fait sortir les Hébreux, ils saluent en lui un Dieu de leur race : Ceux-ci sont tes dieux, Israël 1 Ils l'ont appelé, non dans le dessein de retourner en arrière, mais, au contraire, pour avoir un Dieu qui leur serve de guide dans ce pays nouveau.
t Viens, fais-nous des dieux qui marrheiil devant nous, dirent-ils à Aaron, (xxvii. (); ■ ce mouvement est parfaitement clair. Que pouvait être ce Dieu à téle de taureau, oppose à lu fois à la religion de
Moïse ft ii celle de l'K£yptc sinon le 'lion à tète de taureau, dont Amos nous apprend cjinr [es tribus traînèrent lïibilo de campement en campement, pondant leur séjour dans lo désert. Si les reeits 'le l'Exode, an lieu de s'arroler an début de cotto période, l'avaient embrasser toute entière, nous y mirions sans diiute vu le veau d'or se relevant dans une seconde révolution populaire et mettant û bas, pour un temps, le culte spiritual iste de Jéhovah Ce Dieu no pouvait être que le dieu de la terre oit entraient
,llors les Hébreux, le dieu de ces tribus du désert auxquelles ils se
Jacob, établie dans leur race, et nui n'était pus celle de Jehovah.
In multitude de leurs frères, les enfants d'Edom, de Modian, d'Ismaël. Dans ce cns. le culte du veau d or qui inlloa si li>u^teuips sur le peuple juif, aurait donc dit laisser, dans la péninsule., des
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ludes contre les inllueuccs variées qui travaillèrent la population iixee par In conquête dans lé Imniiann, vivant conlinui'lleiiierU sur eux- mêmes ci toujours delà mémo vie. étaient ou demeure de conserver, durant dos siècles, la inéuie religion qu'avait épouser leur iiaiionalile dos le temps de Moïse. Colle conjecture, l'histoire la
ainsi rouliniir.: par un dernier accord. C'est Mahomet qui, étendant aux dernières protoiideurs de la péninsule lo mouvement dont le [iroptiéli; du Sinai avait ilonne l'exemple, y a dclinitivouiont abattu le venu d'or ol fonde sur 3es ruines, au nom d'Allah, le trône du Dieu dos juifs, tjuelle olait, lorsque parut ce reliiniuileui'. la divinité principale des Arabes? Saturne. Quelle était l image de ce Saturne? Le taureau. Sa couleur V Le jaune? Sa demeure ? une sorte do tabernacle. Son caractère f La cruauté. Sun jour de fêle? Le samedi. En faut-il davantage pour caractériser a la fois et Mulooh et ie veau d'or 1 ? < Le temple de Saturne, dit Abi-Taleb, était u six côtes, de couleur noire, en pierre, recouvert par une tenture. Dans le milieu du temple était nu tronc elevc sur un gradin circulaire de neuf inarobes, portant la statue de Saturne, on pierre colorée en jaune. Les Arabes, vêtus de noir et tenant à la main dos ra-
menu* d'olivier, s'y rendaient le jour du sabbat. On offrait alors en saerilice, il celte divinité, 11 11 vieux taureau. Après une aspersion
locliismc primilil' avait sans doute éprouve plus d'un elian^i'Uient, mais son essenrje subsistait : et la terrible prière nu 'Abi-Taleb met dans la bouelie des Arulics. eljil au fond la même i|u'uilrvs:;iiciii à leur Dieu à face de taureau les contemporains de Moïse, quand ils lui sacrillaienl leurs nouveaux-nés '.
Qu'est-ce que l'oliintion d nouveaux nés ? — Loi du radial. — Qu'estce qui le sucrill-e de Jeplilè, de Sniil, d'Auraliatii; Insister sur ce dernier canin? tradition propre à aloucir l'idée du sai-rii'u-e infanlii-ide sans diminuer In piété.
Si Hdée de llolocb a été si puissante dans Israël, comment n'en serail-il rien passé dans le clirisLiiimsuic ^aciric- il' Alira tisi m . iuui^e de celui deJ.-C — idée fausse des manichéens, que Jéhovali est identique ù Meloeh, La distinction nun aperçue, et le reflet de l'un sur i 'outre fait illuiiiiii — Idée finisse, reprise pur les Allemands , aperçu de leur e\nj;i'T;itiiiii. — Ilnns le clirMmtiisinc, siilislilulinn du dimanche au samedi, c'esl-a dire du jour du Seigneur Dieu des chréliens au jour du seigneur Saturne. — Snhstiliilic.il du Dieu qui s'offre'eii saerilice au Dieu qui reçoit le sacrilke.