‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 100 sur 240 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

d'une manière ou de l’autre, l’épilepsie reparaît dans toute sa force primitive.

Citons d’autres exemples à l’appui de celui que nous venons de rapporter. Schœpf a remarqué que la gale disparut chez un individu pendant tout le temps qu’il eut le scorbut, et, sitôt que cette affection eut terminé son cours, la première reparut. Chevalier assure qu’un de ses clients, affecté d’une pulmonie ulcérée, en fut délivré momentanément par l’invasion d’une sorte de typhus violent ; mais dès que l’épidémie cessa, la pulmonie reprit son cours ordinaire. Quand la rougeole, nous apprend Hahnemann lui-même, se rencontre avec la petite vérole chez un enfant, elle cède sa place à celle-ci, mais elle demeure cachée aux yeux tout le temps que sévit la petite vérole, pour se substituer à elle dès qu’elle atteint sa dernière période. Selon Manget, le vaccin inoculé disparut entièrement durant quatre jours à l’apparition de la rougeole , mais il se montra de nouveau quand la rougeole fut guérie.

Tous ces faits et beaucoup d’autres qu’il nous serait facile de multiplier, ont été bien des fois observés et constatés par Jenner. Or, si la nature ne peut poiijt guérir les maladies en leur en substituant d’autres dissemblables, comme on agit dans la méthode allopathique , comment , se demande Hahnemann, serait-il possible que des médecins pussent l’obtenir en suivant les errements de cette méthode ou des remèdes capables de pro-

duire chez l’homme sain des effets morbifiques étrangers aux symptômes propres à ces mêmes maladies?

Qui le croirait cependant! ajoute alors le même praticien, les médecins ne se sont jamais aperçu des mauvais résultats du système médicamenteux allopathique, alors même qu’ils voyaient les maladies se calmer, ou, pour mieux dire, se suspendre quelque temps pour laisser aux maladies artificielles ou médicinales, nées de la violence des remèdes allopathiques, le pouvoir de comprimer les maladies naturelles et d’accomplir leur triste destinée. Lorsque les médecins emploient les purgatifs dans l’espoir de guérir la gale, par exemple, l’observation nous fait voir que cette maladie disparaît pendant tout le temps que dure Faction des médicaments ; mais dès que cette action est amortie ou devient nulle, ou bien quand le patient n’est plus en état de prendre de nouveaux purgatifs, la gale reparaît, le malade est épuisé, tandis que la gale continue à le dévorer.

A ce double et grave inconvénient on en ajoute un autre non moins fâcheux , nous voulons parler des ulcères artificiels, tels que cautères , sétons > moxas, etc, qu’on a l’habitude de pratiquer et d’entretenir sur les parties externes du corps, dans l’intention de détruire par ces moyens allopathiques l’une ou l’autre maladie chronique. Un pareil inconvénient n’aurait point lieu si l’on réfléchissait sur la nature des moyens indiqués, si l’on s’assurait

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