‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 115 sur 240 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

l’ancienne école, et qui venait de céder au pouvoir de Fhomœopathie (1).

Après avoir, comme nous venons de le faire, comparé, d’après les faits rapportés par le docteur des Guidi et M. de Villalba, les méthodes antipathique et allopathique avec la méthode homœopathique, ce serait pousserle pyrrhonisme à sa dernière extrémité, ce serait insulter à la raison que de vouloir résister à 1 ’évidente supériorité de la nouvelle science, et de continuer à suivre les vieilles doctrines de la médecine ordinaire, telles vantées qu’elles soient encore aujourd’hui. Éloignés comme nous le sommes de toute tendance à l’esprit de parti, amis sincères delà vérité, notre seul intérêt est de la faire connaître, de la montrer dans toute sa splendeur, entourée des faits observés et confirmés par la pratique, de la faire triompher sur l’erreur. Nous avons apporté tout le zèle possible pour aider au mieux-être de la science, en invitant tous les médecins sensés à suivre l’exemple du docteur

des Guidi et des autres praticiens distingués , qui ont avec raison renoncé à l’incertitude des règles de l’ancienne médecine pour adopter franchement les principes vrais et stables de l’homœopathie. Tous les célèbres médecins homœopathes actuels figuraient depuis longtemps avec distinction dans les fastes de l’art d’Hippocrate, leur po-

(1) Voyez la préface de M. de Villalba , en tête de sa traduction espagnole de la Lettre du docteur des Guidi aux Médecins français.

sition était la plus heureuse sous tous les rapports, et cependant, pour ne point blesser la délicatesse de leur conscience et l’expérience acquise, ils ont eu la noble pensée d’étudier, de peser un à un tous les principes de la nouvelle doctrine avant de les épouser hautement. Ils ont fait ainsi preuve d’un esprit élevé, en cherchant à faire mieux qu’ils ne pouvaient jamais faire en demeurant stationnaires dans la voie des vieilles méthodes, qui sont évidemment en opposition manifeste avec les lois de la nature , avec les résultats de l’observation pratique.

Si beaucoup de médecins sont encore contraires à la science homœopathique, ce n’est point par un sentiment opposé au bien-être de l’humanité, ce n’est point absence de zèle, de dévouement et de compassion pour les malades, c’est parce qu’ils ne sont point aussi profondément que nous, persuadés de la haute supériorité de la nouvelle méthode pratique, c’est parce qu’ils cèdent aux doutes que leur inspirent les vieilles routines, aux doutes qu’ils ont appris de leurs maîtres et auxquels ils croient ne pas devoir renoncer. Aussi, dans la vue de les éclairer sur ce point, allons-nous soumettre leurs doutes à un examen sévère et leur démontrer combien sont erronées les prétendues imperfections qu’ils attribuent gratuitement à la nouvelle médecine pratique; aussi allons-nous, en les plaçant en face de l’expéçience, le juge suprême de toutes les découvertes, leur prouver que, après

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