‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 114 sur 240 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

de Londres , ou par les médecins les plus illustres de Paris , Gall et Broussais, ou autres qui font encore l'orgueil de l’Europe ; ses souffrances allaient de jour en jour empirant au lieu de décroître , comme on le faisait espérer en employant les moyens les mieux accrédités jusqu’alors; en pareille occurrence on eut recours au changement de climat , aux eaux minérales les plus réputées, etc., en un mot, à toutes les indications estimées les plus héroïques; tout échoua, tout demeura sans le moindre avantage pour le patient.

» A la fin de 1829 nous étions à Rome lorsque nous entendîmes, pour la première fois , parler de l’heureuse découverte d’une méthode de traiter les maladies absolument différente de toutes celles connues et adoptées jusqu’ici ; l’on nous dit qu’elle était due à un médecin allemand appelé Samuel Hahnemann. Cette nouvelle nous frappa et porta dans l’esprit de mon ami , comme dans le mien , les germes de l’espérance. Ce ne fut cependant qu’en 1833 que nous résolûmes d’entreprendre le voyage de Cœthen , alors le séjour de l’Esculape allemand. A peine arrivés en cette petite ville, le célèbre praticien fut consulté sur la triste position de mon ami ; il fît tout ce qu’il put pour le guérir ; mais soit à cause de la rigidité de la saison et de la climature, soit que le mal fut aggravé par la fatigue et la longueur du voyage, ou par toute autre cause à nous inconnue , le patient n’obtint aucun résultat utile. Nous quittâmes Cœthen , et nous

nous dirigeâmes sur Munich, dans l’intention formelle d'y consulter un professeur d’homœopathie, et dans l'espoir d’y recevoir, sous un climat moins rigoureux que celui que nous venions de quitter, une amélioration sensible. Bientôt elle se fit sentir, les remèdes homœopathiques agirent convenablement ; cependant leurs effets se trouvaient encore contrariés par l’action des vents glacés qui soufflent trop souvent sur la capitale de la Bavière ; ils étaient trop puissants pour un corps aussi débile , pour une aussi mauvaise santé que celle du patient ; et puis, à cet inconvénient fâcheux, se joignaient l’absence de certaines commodités de la vie et celle de sujets de distractions si nécessaires durant une maladie aussi longue. Ces considérations et la haute réputation dont jouit à juste titre le docteur des Guidi pour ses cures homœopathiques vraiment miraculeuses , nous décidèrent à nous rendre à Lyon , où réside ce bienfaiteur des hommes.

y> Là , religieux observateur des prescriptions du célèbre docteur, mon ami ne tarda pas à éprouver un mieux positif; l’appétit revint par degrés , les forces reprirent de l’énergie , la santé reparut, et en fort peu de temps elle fut complète. » Ici M. de Villalba fait pressentir au lecteur combien grande fut la joie du patient de se voir entièrement débarrassé de cette longue et pénible maladie, qui avait résisté, ainsi que nous l’avons vu plus haut , à tous les efforts des plus habiles praticiens de

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