‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 142 sur 240 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

conforme aux indications de la nature, au but qu’elle se propose sans cesse. Fatiguée de l’égarement et des contradictions perpétuelles des médecins, autant que des aberrations de leur art plus que vieilli , la nature a, pour les ramener dans le chemin du vrai, daigné, il y a près d’un demi-siècle, révéler, par un effet de sa bonté toute sublime, la loi des semblables, loi dans laquelle nous voyons clairement l’expression de sa volonté, loi dont la manifestation tend à amener l’unité dans la pratique et par suite l’union intime , le commun accord des médecins répandus sur l’un et l’autre hémisphère. Nous allons en avoir la preuve dans les propres paroles de la nature, paroles qu’elle nous a fait entendre au sein même des nombreuses expériences auxquelles nous nous sommes livrés pour le mieux être de l’humanité. Ecoutez :

« Moi, nous enseigne la nature, moi je veux et » commande que la loi des semblables soit connue » chez toutes les nations civilisées, et qu’elle soit » généralement adoptée par les médecins : en » bonne mère, en mère juste et impartiale, j’ai eu » en vue de faire un présenta tous les peuples sans » exception ; ils sont tous mes enfants, ma loi doit j) être leur commune propriété. Gomme chaque » membre de la grande famille humaine est un » être organisé, par conséquent doué de sensibi- » lité, et sujet, d’un moment à l’autre, à éprouver » des affections plus ou moins graves , il a donc

» droit à prétendre, à demander une guérison y> prompte, certaine et durable. C'est pour cela » que ma loi doit franchir les limites de chaque » pays , et s’étendre partout , pour que tous les » hommes en jouissent pleinement.

» Je ne multiplie jamais mes œuvres sans né- » cessité, ajoute la nature, j’ai dicté une seule loi » pour arriver à la cure de toutes les maladies ; » chaque fois qu’on l’appliquera convenablement, » elle ne manquera point d’atteindre le but que je » me suis proposé en la divulguant. C’est un fait

3> positif et constant que l’une ou l’autre substance 3> médicinale , qui produit chez l’homme sain une 3> maladie artificielle, peut guérir et guérit vérita- 33 blement toute maladie naturelle qui est sembla- 33 ble, quant à sa forme extérieure, à la maladie 33 médicinale ou artificielle. Cette loi n’admet ni 3> exceptions, ni interprétations d’aucune sorte, 3> encore moins des chicanes, des pointilleries » subtiles ou des sophismes, moyens étrangers à 3> la saine raison ; elle exprime un acte de ma vo- 3) lonté, auquel on doit céder sans restriction, au- 33 quel on doit obéir sans subterfuges ni murmu- 33 res ; je neveux point dire pourquoi ni comment 33 elle agit, n’ayant aucun compte à rendre aux 33 mortels; je sais ce qui leur est nécessaire, je 33 veille à leur conservation ; qu’ils soient satisfaits 33 du bien que je leur procure, c’est tout ce que 33 je veux leur dire. Cependant, les ingrats, ifs >3 méconnaissent et ma voix et mes bienfaits ; ils

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