‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 144 sur 240 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

» fausses , toutes aussi abstraites et nullement di- » gnes de F attention des médecins d’un siècle » éclairé, d’un siècle d’expérience. Je me suis » donc flattée vainement de voir, après la décou- » verte de la loi des semblables, que je me suis » plue à dévoiler en toute son extension au génie » investigateur de l’illustre Samuel Hahnemarm , » les médecins de toutes les parties du globe ter- » restre imiter son exemple , noble et louable , » répéter comme il l’a fait les mêmes expériences » sur l’homme en l’état normal, afin de s’assurer, 33 de se convaincre, par ce seul et unique moyen , » de la véritable action thérapeutique des subs- » tances médicinales fournies par mes trois règnes. » S’ils avaient suivi les traces de l’immortel Hah- » nemann , ils se seraient tous aperçus de la jus- » tesse, de l’importance de ma loi; et du moment » qu’ils auraient reconnu la parfaite ressemblance » des maladies médicinales avec les maladies na- 2> turelles, ils seraient arrivés directement et sans 2> écueils au grand but , c’est-à-dire à la guérison 2> prompte, certaine et durable des maladies.

2> Comme on le voit, s’écrie la nature, on aurait » bien tort de confondre ma loi des semblables 2> avec la magie d’Esculape, la chaleur innée d’Hip- 2> pocrate,Fhumorisme de Galien, l’archée de Van 2> Helmont , le spasme ou principe fondamental de 2) la théorie de Cullen, l’altération del’excitament » normal suivant le système médical de Brown , 2> l’excès ou le défaut de stimulus de Rasori, ou avec

» tout autre élément également abstrait , tel que » l’irritation ou inflammation, base de la médecine » physiologique de Broussais, etc.; ma loi, au y> contraire , est un don précieux que je viens de y> faire à tous les membres de la grande famille » humaine , afin de les conserver sains durant de » longues années , en leur rendant la santé avec » certitude dans tous les cas de maladies encore » susceptibles de guérison. C’est pourquoi, ajoute » la nature , je suis singulièrement surprise que » bien des médecins, appelés à suivre les applica- » cations heureuses de ma loi des semblables * se » montrent en révolte ouverte contre l’homœopa- » thie, qui est venue imprimer à leur art incertain » et tout conjectural , le sceau de la haute science » et d’une pratique éclairée ; ils contestent bien à » tort la petite dose des remèdes qu’elle donne , » puisqu’ils ne m’ont jamais ou régulièrement » consultée à cet égard au lit des malades, ni vé-

» rifié si malgré la ténuité que leur donne l’appa-

» rence de la dose infinitésimale , ils possèdent i> réellement l’efficacité qui leur est attribuée par » les homœopathes. Je sais , au surplus , d’avance » qu’ils reviendront tôt ou tard de leur méprise, » je devrais dire de l’opiniâtreté de leurs fausses y> opinions, quand il ne sera plus temps probable - » ment de remédier aux maux déjà faits.

» En attendant, suite nécessaire de leurs in- » conséquences , les antagonistes de l’homœopa- » thie suivent en aveugles l’exemple de leurs

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