‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 145 sur 240 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

» prédécesseurs , lesquels ont été , presque habi- » tuellement, en opposition manifeste les uns avec » les autres, lorsqu'il s’est agi d’indiquer lesremè- » des à employer pour le traitement des memes » malades. A vrai dire ce désaccord ne m’a jamais » surprise, je savais que leur art ne reposait point » sur des bases uniformes , vraies et stables ; mais y> aujourd’hui que je fais briller la vérité à tous les » yeux qui ont voulu s’ouvrir à la lumière , je vois y> avec peine leurs successeurs agir d’après les » mêmes errements , refuser d’adopter fhomoeo- » pathie et la considérer comme l’ouvrage d’une y> aberration ou le résultat d’une théorie imagiy> naire. Je leur accorde que tous les systèmes y> préconisés jusqu’ici , par suite de la fragilité de » leurs principes, ont imprimé dans les esprits une y> mauvaise opinion pour tout ce qui est nouveau » en médecine ; mais , ils le sauront plus tard , ce » n’est point le sort qui attend l’homœopathie , » elle est immuable , elle a reçu de ma loi des y> semblables le sceau de l’immortalité; elle ne » s’écarte point de l’expérience, aussi résistera-t-elle » à l’action incessante des siècles à venir, aussi » marchera-t-elle toujours d’un pas ferme , d’un » pas égal tant que le monde entier suivra la route » qui lui a été prescrite à son origine par la main » toute puissante de la Divinité .

y> Enfin, si contrairement à mes avis maternels, » conclut la nature , les médecins de l’ancienne » école s’obstinaient à faire peu de cas de l’homœo-

» pathie et à se refuser à l’évidence des prodiges » qu’elle crée incessamment , je les mystifierais » jusqu’au point de regarder, à cause de linsuffi- » sauce de leurs ressources , comme incurables » bien de maladies qui cèdent au traitement ho- » mœopathique. D’un autre côté, si j’ai vu les na- » turalistes, qui font cause commune, obéir à mes » instigations, pourquoi ne le serais-je pas par les » médecins maintenant que l’art de guérir a eon- » quis des principes uniformes, stables et réguliè- » rement fondés, tels qu’il n’est plus besoin de se » laisser conduire , çà et là, par les fallacieuses » lueurs de l’empirisme ; ces principes ne permet- » tent plus aux praticiens de tâtonner pour obte- » nir la cure radicale des maladies les plus graves ; » ils leur apprennent que, en suivant constamment » la direction des maladies médicinales semblables » aux maladies naturelles, à laquelle direction j’ai » confié la haute mission d’être mon organe , ils » arriveront sans encombre à proclamer l’unité » de pratique , à amener le commun accord des » médecins dans tous les pays civilisés , où règne » l’esprit de progrès , source inépuisable de boni> heur, lorsqu’il se propose pour terme final le » salut et la prospérité de tous les peuples qui sont » également mes enfants, et qui doivent se repo- » ser sous mes ailes protectrices. »

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