CHAPITRE XX
L’expérience et la raison guident les médecins de l’une et l’autre école, et de toutes les nations, vers l’unité de leu»' pratique.
Quand on pense que l’identité de la méthode à suivre pour le traitement des maladies est une loi positive delà nature, une conséquence de samarche régulière , lorsque tout démontre qu’elle est fondée sur la justesse et l’uniformité des principes qui l’appuient et qu’on la voit a chaque instant confirmée par l’observation pratique, on est, à son insu , comme malgré soi , forcé de la reconnaître et de l’adopter, à moins cependant qu’on ne veuille se mettre en opposition manifeste avec le progrès de l’art médical. En l’adoptant , on suit l’unique et véritable direction que l’état actuel de la science imprime à l’homme instruit et désireux de connaître avec certitude les infirmités attachées à la vie. Sans aucun doute, la grande divergence des opinions qui divisent aujourd’hui , et plus que jamais, les médecins de tous les pays en deux sectes distinctes , ne peut guère durer plus longtemps , puisque l’expérience , le seul arbitre compétent