‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 170 sur 240 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Réforme de la doctrine des tempéraments, suivie de son application à l’état actuel de la médecine rationnelle.

Ayant acquis la certitude que la science des vrais tempéraments est d’une haute importance pour la pratique de la médecine , il ne nous est point permis, dans un livre de la nature de celui que nous publions, de négliger le devoir de les bien caractériser, sachant surtout que la doctrine admise jusqu’ici sur eux est encroûtée d’imperfections, de fausses idées proclamées par les anciens médecins qui l’ont exposée pour la première fois. Comme nous l’avons démontré précédemment, la connaissance approfondie des tempéraments procure l’avantage de bien déterminer la dose des remèdes, qui doit, toutes choses égales, se régler sur le type de la constitution physique de tous ceux qui réclament les secours de notre art.

Remontons à l’origine des tempéraments et disons qu’elle date de l’époque où le philosophe sicilien Empédocles découvrit les quatre substances élémentaires des corps, qui furent alors,

Page 1