CHAPITRE IL
familles, des irréparables désordres déterminés chez les malades. C’est un joug honteux qu’il faut secouer à jamais , afin d’ouvrir à la médecine du xixe siècle la véritable voie de l’observation. Après tous les faits exposés ci-dessus , avec la certitude désormais acquise de l’insuffisance, disons mieux, du déplorable résultat des moyens curatifs recommandés et employés jusqu’ici par la médecine pratique ordinaire, je dis, avec la plus intime conviction, à tous les médecins de la terre, ouvrez les yeux sur la société entière qui vous accorde sa confiance , reconnaissez l’erreur de fonder la cure des maladies internes sur la nature , la cause prochaine ou leur condition pathologique; émancipez-vous , élevez-vous à toute la dignité de votre art , laissez à l’imposteur les recherches métaphysiques et les théories absurdes ; profitez de l’expérience des siècles passés , de l’état actuel des connaissances médicales et des précieuses lumières que versent sur vous les progrès incontestables des sciences exactes , faites-en sans cesse l’application , et vous placerez la médecine au rang des plus nobles , des plus utiles inventions de l’esprit humain ; vous serez véritablement les amis , les bienfaiteurs des affligés !