‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 201 sur 240 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

règles ordinaires pour céder à l’inspiration du génie et suivre, à leur insu, la loi des semblables, fondement de l’homœopathie ; les remèdes qu’ils adoptaient alors sont précisément ceux du domaine de cette science. La fièvre appelée la sueur anglaise , qui avait, chez les anciens, dérouté tous les moyens mis en usage, enlevé la vie à un trèsgrand nombre d’habitants de Londres, en 1485, fut détruite, comme par enchantement, par l’action des sudorifiques qui, ainsi que chacun le sait, déterminent la sueur chez l’homme bien portant; c’est-à-dire que cette fièvre fut parfaitement guérie du moment qu’on la traitât d’après la loi des semblables , ou dans le sens de l’homœopathie. (Voyez pag. 162.)

2 0 fait. — L’opium , comme l’expérience nous le repète, suspend durant un certain temps la diarrhée, mais il ne la guérit point. Traitée par la loi des semblables, elle obéit à l’action des purgatifs qui causent chez l’homme en santé une espèce de flux de ventre. C’est pour cela qu’un frère-lai réussit à guérir une diarrhée opiniâtre et de longue durée, laquelle avait réduit le patient à la dernière extrémité, en lui administrant une dose de rhubarbe, qui est un purgatif. (Voir pag. 162.)

5° fait . — Ce sont les liqueurs distillées, et non pas les applications des substances froides, qui guérissent les contusions; de même , c’est le feu qui guérit les brûlures causées par l’action du feu. Les parties du corps engourdies par la rigueur du froid

cèdent, à l’application de la neige ou de l’eau froide, etc. Il est, d’après cela, évident que le moyen le plus sûr et le plus prompt de guérir radicalement, c’est, de recourir à l’homœopathie, puisque la médecine des contraires, suivie jusqu’ici , ne répond point au but de l’art ; elle est en opposition manifeste avec l’ordre de la nature. (Voir pag. 165.)

4 e fait . — Bien des maladies chroniques avaient résisté à tous les remèdes de la médecine des contraires, quoique prescrits par de savants et habiles praticiens ; elles cédèrent aussitôt que l’on eut recours à la médecine des semblables. (Voir pag. 193)

5 e fait. — La médecine ordinaire ne possède aucun principe rigoureusement fondé ou susceptible d’acquérir l’approbation de l’expérience, ni un véritable critérium pour guider avec certitude ses propres partisans dans la cure des maladies. (Voir, à ce sujet, la conclusion de la première partie.)

6 e fait. — Un grand nombre d’illustres praticiens de Tancienne école, connus par leur profond savoir, ont abandonné la médecine ancienne pour adopter l’homœopathie, convaincus que les remèdes conseillés par elle sont incertains et insuffisants, et que en même temps ils avaient recueillis de fâcheux résultats en les administrant. (Voir deuxième partie.)

lofait. — L’homœopathie guérit positivement les malades sans les dépouiller de leurs forces physiques et morales par des saignées, des purgatifs

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