CHAPITRE XXV
et autres agents débilitants, comme aussi sans les exciter par l’usage des toniques , tandis que la médecine ordinaire emploie les uns et les autres remèdes, qui ne sont pas dans l’ordre de la nature : ainsi elle prescrit les débilitants dans le traitement des maladies dites d’irritation ou d’excès de stimulus ; les remèdes excitants ou toniques dans la cure des maladies que l’on estime provenir de faiblesse. Cependant l’expérience de tous les instants démontre l’insuffisance de ces moyens : d’abord parce qu’ils ne guérissent pas régulièrement les maladies; en second lieu, parce qu’ils fatiguent, usent, et même, par leur violence, altèrent l’organisme, sans donner la plus légère certitude de guérir. (Voyez Méthode homœopathique, antipathique et allopathique.)
8e fait . — Lorsque la nature consent à la guérison d’une maladie, elle emploie toujours une maladie semblable à la maladie naturelle, et jamais une maladie contraire ou dissemblable à la maladie naturelle. En d’autres termes, la nature suit elle-même la médecine des semblables, ou l liomœopathie. La médecine ordinaire qui ne couinait que les remèdes contraires et dissemblables aux symptômes des maladies naturelles, marche évidemment dans une voie inverse à celle de la nature, le véritable maître de l’art de guérir.
En considérant les divers laits que nous venons de résumer, il est impossible de nier, sans se mentir à soi-même, les grandes vérités qu’ils éta-
Missent et démontrent de la manière la plus positive, nous voulons dire l’absence d’une base solide pour la médecine ordinaire, et les principes éternels de l’homoeopathie. La première de ces deux disciplines, comme on le sait maintenant, est le produit de l’esprit, le résultat des opinions plus ou moins opposées des plus célèbres praticiens de tous les temps, tandis que la seconde, née d’une source pure, est l'expression d’une loi de nature qui n’a rien de fallacieux, d’insuffisant, d’hypothétique, et correspond sans cesse au véritable but de l’art. Voilà l’obligation, au moins tacite, de répandreles principes, les connaissances et les effets salutaires de i’homœopathie par le moyen de son enseignement public. Ce point est du plus haut intérêt aujourd’hui pour toutes les nations civilisées ; car, après avoir constaté l’insuffisance de toutes les ressources de la médecine ordinaire, il n’est ni juste ni raisonnable de priver plus longtemps l’humanité d’une institution qui est l’organe des secours efficaces que lui présente si généreusement l’homœopathie contre ses infirmités. Pour peu que l’on réfléchisse à l’impuissance de la médecine ordinaire pour franchir ses étroites limites, sortir de la triste condition d’art conjectural et s’élever au rang des sciences expérimentales, surtout depuis le jour que fut découverte la loi des semblables, au moyen de laquelle on a rendu la santé à un très-grand nombre d’individus affectés de maladies chroniques et qui avaient