‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 211 sur 240 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

par trop peu mesurés des savants médecins de l’ancienne école.

Dans la mission grave que nous nous sommes imposée de présenter dans leur vériteble jour les diverses théories qui ont amené les révolutions médicales et d’indiquer les abus à réformer, nous ne croyons avoir offensé personne, ni même les adversaires les plus acharnés de l’homoeopathie , il n’est jamais entré dans notre pensée de porter la plus légère atteinte à des noms respectables acquis à la science ; loin de là , nous avons , chaque fois que l’occasion s’est présentée , loué le zèle et les bonnes intentions de nos anciens maîtres et de ceux qui nous ont précédés : leurs recherches et leurs travaux nous ont été d’une grande utilité ; il y aurait donc eu ingratitude de notre part à agir bassement contre eux. Cependant , il faut le dire avec la franchise qui nous caractérise, en traitant la cause de la science , il nous était impossible de passer sous silence les imperfections, les pratiques vicieuses et abstraites , les règles variables et incertaines de l’art exercé , quoique consciencieusement, par les disciples de l’ancienne école ; en le faisant nous avions l’espoir de les voir amenés par de mûres réflexions à secouer un joug pesant , à se soustraire aux graves dangers, à remplir les immenses lacunes de l’ancienne médecine pratique. La carrière une fois ouverte , il nous fallait montrer les vices de la règle des contraires d’une part, tandis que de l’autre nous faisions briller à tous

les yeux la justesse de la loi des semblables; il nous fallait placer en regard les unes des autres , les cures manquées par l’insuffisance des remèdes antipathiques ou allopathiques, et les guérisons pour ainsi dire miraculeuses obtenues par les moyens simples , doux et certains de la médecine nouvelle. Enfin , nous en appelons à la saine raison elle- même , ne fallait-il pas , en une circonstance aussi majeure , recourir au moyen puissant et lumineux des comparaisons pour détruire Faversion qui les excitent , et la remplacer par la considération de leur utilité ?

Nous devons à la ressource des comparaisons la certitude que nous croyons avoir acquise au lit des malades que, de toutes les méthodes préconisées jusqu’ici dans la pratique de Fart de guérir, et que nous avons successivement soumises à l’étamine de l’expérience sous des climatures différentes , c’est la méthode homœopathique seule qui soit susceptible d’atteindre positivement le but de la nature , non-seulement parce qu’elle dirige les remèdes dans le sens vrai des maladies, en suivant la loi des semblables, mais encore parce qu’elle les applique, d’après l’expérience , à une dose infinitésimale. Les autres méthodes , au contraire , ont adopté une marche inverse ; elles prescrivent les remèdes d’une action diamétralement opposée ou dissemblable aux symptômes des maladies ; esclaves de la vieille règle contraria contrains curantur et delà médecine allopathique,

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