CHAPITRE III
adresser à ce système est , ainsi que nous l’avons déjà fait remarquer, celui de dirigerplus habituellement les remèdes contre le symptôme le plus intense, le plus visible, celui qui, par conséquent, fatigue le plus le patient ; ce qui donne à croire qu’une maladie quelconque consiste en un seul symptôme et qu’elle cesse aussitôt qu’on est parvenu à l’affaiblir; tandis que dans tous les cas de maladie, il importe de s’opposer au développement du principe qui la soutient ou la fait exister , en détruisant tous les symptômes qui en font la partie visible et curable , et ne point s’attacher spécialement à celui qui afflige le plus le patient.
En résumé , le système symptomatique se trouvant fondé sur la fausse base d’induire la nature et l’habitude des maladies par la diversité de leurs signes extérieurs , n’offrant réellement au médecin aucune voie pour asseoir son jugement et le diriger avec quelque certitude dans la connaissance du diagnostique et à la cure rationnelle des maladies ; le système symptomatique s’éloignant sans cesse de la nature, et ne conduisant positivement point au but que l’art se propose , ne peut être ni soutenu par la science , ni approuvé par l’observation pratique , encore moins adopté et suivi par tout médecin doué d’un sens droit, désireux de se rendre compte de ses opérations.