‹ L'esprit de partiChapitre 12 sur 53 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

SOPHIE , Mad. NELTON , CHARLES.

Mad. NELTOX.

Ah ! mes amis !

CHAULES.

Eh ! bien?

Mad. NELTON.

Vos pères sont brouillés.

CHARLES

Est-il bien vrai?

SOPHIE

Je tremble !

Mad . KELTON.

Et comme deux lions se q lerellem ensemble.

SOPHIE

Ils étaient si coniens , je les croyais d'accord.

liad. NELTON.

Les voilà maintenant ennemis ù la mort.

(^ui donc a donné lieu , madame, à leur querelle?

Mad. k£lton.

Eli ! c'est le prote'gé de ce monsieur Nivelle, Que sais-je , ce Forber que l'on tient en prison j Et puis nos droits, nos lois , la constiiuiioa.. .

CHAKiES.

Ils s'e'taient, pour ôter tout sujet de discorde, L'un à l'autre interdit de toucher cette corde.

Mad. KELTOW,

Ils ont été d'abord fidèles au traité ; Mais un mot , par hasard, imprudemment jette , Ainsi qu'une étincelle en un baril de poudre, Les a fait tout-à-coup partir comme la foudre.

{à Charles. ) ( à SopJiie. )

Votre père d'abord , puis le votre a pris feu : Je n'ai pu les calmer.

CHAH LES

Eli bien , voyez un peu ! . . .

so?niE , vii'emcjit a Charles.

Voyez le bien que fait voii e aimable doctrine ! . . .

liaà.liBVTOti.

Vous n'allez pas aussi vous faclK?r, j'imagine?

Et tandis qu'au salon ils disputent -tous deux ,

Que, pour sarcroit, leurs gens se prennent aux cheveux ,

Dans l'antichambre , au moins pour finir cette guerre.

Tâchons. . .

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