‹ L'esprit de partiChapitre 47 sur 53 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

(Après ces vers de eVe. ) On me ferait plutôt perdre mon nom Que de me faire dire oui quand je pense non.

( Les auteurs ont retranché ce qui suit. )

Mad. KELTON.

Vous êtes courageux I

NIVELLE

Non j'avoue à ma honte, Que souvent ma franchise est trop rude et trop prompte. Par exemple en public je disputais un jour Avec un homme en place et puissant à la eourj Enfin c'était Bedfort , s'il faut que je le nomme, Il voulait me prouver qu'il était honnête homme^ Et je liii prouvais moi qu'il en avait menti : a Des vrais ami du bien j'ai servi le parii, Disait-il. « Oui, lui dis-je, en certaim s aiïaires, De sales instrumens par fois sont nécessaires; Il faut pour employt'r leur office odieux^ Qu'on se bouche le nez et qu'on ferme les yeux.

Mad. NKITON.

Vous avez un terrible et rude caractère!

MV- I LF.

Non, j'eus ton, je l'avo-ie , il eut fallu me taire , J'eus tort; je ne suis pas de ces gens à fracas , Qui vont s'applaudissanl du mal...

Mad. n:-itox.

Qu'ils ne font pas.

ri8j

Page 1