‹ L'esprit des betes (volume 3)Chapitre 15 sur 19 · TIC , Î · texte numérisé non relu

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PAR 1b r AMILRE { - Ordre des Jugipèdes, Trois genres: sept espèces. ) / 11 4 : f1{ 11 ! :

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teste lle plus visiblement la pauvreté relative de: la Faune euro-

péenpes; ‘car: cet: ordre. des Jugipedes ;est, des plus: populenx | ailleurs! sous lazône tropicale notamment, et: aussi dans,icer- | taïies Contnces dela zène temperée de l'hémisphère austral. On | se fera sans peine une, idée, de sa richesse, en songeant que. l'in-s: nombrable tribu des Perroquets ret. des Perruches, qui occupe: à. cHerseule une immense vitrine au Maséum, n'est qu'une de ses

divisions. a

Räppelons brièvement nos principes et la signification précise de ce nom de Jugipèdes que nous avons attaché comme étiquette à la emquièéme grande division du règne des oiseaux.

Jugipède est la traduction en latin du mot grec Zygodactyle qui veut dire doigts attelés par paire, comme les bœufs au joug (Jugum, zygos). Je me sers fréquemment de l'expression de grimpeurs pour désigner l'ordre actuel, mais ce langage est défectueux, attendu que grimpeur et jugipède ne sont pas tout à fait synonymes, pas plus que percheur et chanteur. Il est trèsvrai que la division des doigts du pied en deux systèmes égaux indique de fortes tendances au grimpement, mais elle n'indique que des tendances, elle n'implique pas fatalement des habitudes de gravitation verticale. La preuve :n est que nous rencontrerons

3S0 ORNITHOL OGIE PASSIONNELLE

days, cet ordre des, espèces beaucoup moins habiles à grimper que les Grimpereaux et les Sitelles ‘appartenant à à loire prétédent. [| 29192

Cet ordre des Jugipèdes est un or rdre bizarre doût l'éXcéñtriz cité semble être le caractere normal ; cé qui est cause que’ la classification pédiforme à l'air de le géner beaucoup. DS

Les obstacles qu'il oppose à cette classification sont de déux S Es D'une part. l'excentricité qui est un des | caractères de l'ambiguité, pousse l ordre à à Jeter à chaque instant dès énibraichements sur fous ses Voisins et a se confondre avec eux! de J'autre, ses familles qui se 1 ‘approchent | par les pieds, divergent -presque toujours par le bec et par le régime. Exemple : des Perxoquets qui sont.des jugipèdes et des oriImpeurs comme les Pics,

«mais presque exclusivement granivores, tandis que ces derniers sont presque exclusivement insectivores. Faites abstraction de la forme dupied et vous trouverez beaucoup plus d’ analogie entrè le Dur-bec, le Bec- croisé, le Bouvreuil et le Perroquet, qu'entre celui-ci et le Pivert. Heureusement ce qui est un embarras | pour une classification empirique, devient un moy en d'ordre pour une méthode naturelle. Ainsi la différence de conformation dés becs

donne la clé de la division de l’ordre par série, ét cellé des laneues qui. ne sont pas moins excenfriques que les becs, “fournit le type de la. division par groupes.

D'après cette méthode facile, la première série ‘de l'érdre, celle qui se rapproche le plus de r ordre précédent par la Sitelle, serait. celle des Pics, reconnaissables à leur bec droit, robuête

et taillé en coin pour perforer le tronc des arbres. Cette série des Pics serait dite des Cunéirostres (becs en Coin). Le bec s’incurve-t-il légèrement et se termine-t-il par un léger crochet (Cou-

.eous, Couas), la sérièest appelée des acc ou des Larirostres où de

quelque autre nom moins long ct moins barbare. Le bee va-t-il toujours s'incuryant, s'épaississant ct s'armant d’une double

,mandibule mobile; la mandibule supérieure fait- elle office de crampon pour favoriser le grimpement comme chezles Pérr oquets, la série est baptisée des Scansirostres {becs erimpeurs. Après ceux-ci viennent les becs à dimensions exagérées, les becs mons-

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trueux, les becs ridicules des Toucans, des Aracaris; nouvelles séries , nouveaux noms. Jé me borne à indiquer cette Voie de division pour les naturalistes dont les travaux embrassent la généralité des espèces ; la pauvreté de la jugipedie française n mé dis pense de creuser ce, sujet plus avant,

Ja subdivision par groupes n'est pas moins Curieuse. Jia à des. langues eflilées et pointues qui ressemblent à de longs serpents ou à des javelines dont le manche serait en Cäbutchouc'ét jouirait de la propriété de s’allonger indéfiniment; puis tes langues larges, courtes , épaisses, propices à la répétition du verbe humain: puis les, langues impossibles, langues en corne , langues en plumes et en plumes de couleurs variées HE NAME à des,empennures de flèches de sauvages que l'oiseau’ seraït ‘en train d'avaler. Mais ce travail encore une fois ne mie regarde

pas, puisque je n'aiici que trois cenres à classér, @t trois gerrres dont l'histoire sera courte, attendu que sur ce nombre. deux se réduisent à une espèce unique (Torcol, Coucou), "et que le troisième, celui des Pics, se compose de cinq espèces dont les mœurs, les allures, le régime et le ton sont tout à fait se blables et, ne veulent qu'une seule notice. +

Comme il m'a paru encore complétement inutile d'exposer ès caractères généraux de l’ordre en l'absence d’un nombre de'témoins, suffisants pour valider mes dires, je me Suis naturellement affranchi de cette tâche ingrate. À bien préndre, du reste, je ne vois guère que l'amour désordonné des insectes et du tapage qui soit, un caractère commun à nos trois genres. Le Torcol niche bien dans ies trous d'arbres et pond bien des œufs blancs yernissés comme les Pics, mais ces habitudes n’ont rien de commun : avec celles du Coucou qui est trop grand Sérgnéür pour se donner la peine de se construire un nid ct d élever sa famille. Ainsi point de caractères généraux d'ordre dans lé pêtit nombre d espèces de la jugipédie indigène. Seulément la’ similitude de conformation de la langue nous fournit un caractère de parenté très-accusé entre le Torcol et les Pics.

CHI , J (Genie ToRcoL. Espèce unique. ai place le Torcol à l'avant-

DS ORMTHOLOGIE PASSIONNELLE.

garde dé l'ordre} paréé'que cet diseau siiguliér se rApproché un peu de la Mésange par ld forme de son bec droit, conique, Mot: qué: énsuite et surtüut, parce que les deux espèces m'oût seni= blé se tenir par un lier mystérieux. Tout est plein de mystere , en effet, dans l’histoire du Torcol, et il est nécéssaire de sé pés nétrer à fond de la substance du traité de la TAcorre des Ressbinblantes pour ‘avoir explication de’ cet” hiéroglyphe eniplinié. ‘C'est un petit oistau de lutaille de l'Alouefte, porteur d'un manteau! gris d'une étoffé distinguée! strié et écuSS6HnEE le lines zébrures. Il arrive en France aû mis d'avril et en repañt vers Ja fin d'août. Comme l'époque de ses vovages coïncidé avec celle des'migratiôns du Coucou, on eru autréfois dans certains pavs du Nord que le Torcol était le mâle oùla femelle du Coucou! Le Torcol niche dans de vieux trous d'arbre perlorés” jadis par dés Pics et dont il a soin de rafraichir chaque ‘arinée les pa: rois intérieures par un léger travail de repiquage! La poussière qu'il fait tomber dans le fond du nid par cette opération forme unécouche qui lui parait assez luxueuse pour sa famille, püis-qu'il netcherche à én augmenter l'élasticité’nila mollésse par aucune addition de matériaux plus doux, plus chauds ; plus confortables.- Sa ponte est de six à huit œufs; cés œufs, comme je l'ai-déjà dit; sont blancs ét vernissés coinme ceux des Pies ef ss Maärtins-pècheurs. ANNEES Le Torcol est un grand consommateur de fourmis et de chez nilles, qui se tient perpétaellément ‘sur la lisièré des! bois! tit plaine ou en colline et qui préféré le séjour dés vergers et'dés jardins de l'homme aux sombres profondeurs des forêts. 11 né finit pas de tapager au printemps, quand il passe l'inspection dés cavités des pommiers ou des chênes pour Choisir lun dofiiicile; 11 devient plus discret lorsque ‘son choix'est fait: Son éri ressemble plus'aux clameurs de lÉpervier ét dé à rad qu'a un-chant harmonieux: | Cecrest l’histoire du Forcol, telle qu'a dû léctire Tél un récit simple etnu, dépouillé d'artifice, pris Sur un sujet ei paille. Mais ce Foreol n'est pas celui del'auteur de la 7#éorie des ressemblances, mile mien. Un joli manteau gris, historié de

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zébrures noires, peut être pour le commun des nafuralistes un manteau gris tout court; pour le savant chercheur. deseffets et des causes, comme pour l'analogiste passionnel,, c'est quelque chose de plus. Cette. robe tigrée. là est faite d'une étolfe de vipère. Or, cette ressemblance dans les goits de toilette: doit couvrir de my stérieuses aflinités morales entre le reptile.et l'oiseau, et le savant et l'analogiste ont besoin de, pénétrer le se+ cret de cette similitude: Hne tombe pas, en effet, sous le, sens qu'un. oiseau aille emprunter sa robe à un reptile sans mauyaise intention. Quel est donc ce mystère ?

Ce mystère est tout simplement que Ze semblable pritiet és son semblable , en dépit de toutes les distances des règnes}, ainsi que l'a, démontré jusqu'à l'évidence. le: seigneur. Da: (rama Machado. Ce mystère est que le besoin d'imiter, la vipère en toutes ses allures est une des manies du Torcol; manie bizarre et qui ne s'explique que comme conséquence naturelle et fatale de, la noire zébrure de sa robe. î

Quand le Torcol,est maitrisé par une émotion vive, duaiid il veut plaire à sa femelle ou bien intimider le tendeur qui vient le, détacher du piége, il roule, des regards féroces, darde salanque immense, dresse sa queue à l'instar du reptile, et son col se recourbe en replis tortueux de tous les côtés de son corps: Quand un gamin grimpe à son trou pour lui dérober ses-petits/ il pousse du fond de sa retraite un sifflement d'aspic siaipu , si horripilant, qu'il est rare que le ravisseur n'en soit pas desarconné d’effroi et ne redescende pas de son arbre plus vite qu'il ny est monte. |

. Les Anglais qui aiment mieux les bétes que nous et. qui les observent plus finement, ont donné au Torcol.en raison de ses habitudes, de singeries, vipérines, le. nom; d'oiseau-sérpent

(snake-bird, prononcez, snèque-beurde en machant, fr}, Oiseauserpent vaut mieux que éourne-tète et, tire-langte; qui sont les deux noms populaires que l'oiseau porte dans les diverses provinges.de, France. AH va sans dire qu'à Marseille on l'appelle Ortolan l’'Ortolan tire-langue (prononcez heurtelen).… ;

C'est parce que le Torcol ressemble beaucoup à la Mésange

par le bec et un peu. par, selle, habitude-d'imitar le sifilemensade fre que: j'ai ayoisiné les. deux, genressen cetter.classiligat tion ; ;.mais..il, faut. bien reconnaitre, que) de. talent, d'imitation (du Torcol est complétement, supérieur à,celui de la Charbonpière, C'est-à-dire que, le,sibilement, de: l'aspic,sur dequelivons xenez 6 marcher, ne.yous fait pas, plus: froid ne,xous; paralyse spas plus rapidement la pensée. et.les jambes, que, celudu: Touçel. Aussi, deyonsz nous. être indulgents à la poltronneriedu gaminde tout à, é heure que, nous avons yu, redescendre, quatre: à : quatre les escaliers. de son, arbre, D'autant mieux,qu'il mest guère de chercheur de. nids passionné. à-qui il ne soit arriwé: quelquefois de saisir un, serpent. eu croyant, mettre -la,main sur: des œufside werle, Or la sensation. que xous fait, éproux er } quendivous èdes sensible, le contactimprèyu..et;.glacé. de, cette )shain.derreptite est.d2 celles, qu'il faut avoir .goñtées ponr:les,hien;comprendre et.qui.yous [laissent jusque, danssles, plus dointuins, souveniss #allreux.frissonnements, On,sait.que.les serpents quiont tour jours froid, recherchent Jes chauds séjours, comme des nids duiVeLés des oiseaux; les édredons, les matelas et les -Couvertures de, laine, soit pour,s'y;établr, soit pour, y déposer, deurs œufs; va.mème telles, contrées d'Afrique ou, d'Amérique) où,l'onyeom- Sidérerait ç comme une, imprudénce, 8 orave;d'entrer dans son;dit ou dans ses. boites. avant d'avoir, passé ne: inspection minutieuse de, ces demeures et, regardé. si-elles. ne, recèlent.pas.quelques hôtes dangereux. Mal en adviut;une fois à lun de mes amisqui habitait; temporairement la province de Sainte-Catherine au-Brésil d'avoir omis. cette sage précaution. Une; femelle de serpent de: la plus abomingble espèce avait prolité d'une deses.ahsenses pour sinsinuer, dans sa, paillasse et, x faire sa ponte,et lui, ie, retour, ayaut -couyé, les œufs sans, nélance. aucune, Si 1bien quune belle nuit, | L infortuné : Sélait.trouxé littéralement-envahi, débordé par un épouvantable essam de jeunes serpenteaux| que sentiment de, reconnaissance, tout naturel aftrait.xexs «de, soux 10 er, de. chaleur -qu. leur av ait donné Été evov-v9ivoQ .ei1q … Mais. hàtons-nous de prévenir le lecteur que, res Toreol estun oiseau de mœurs innocentes et qui ne.faitile.serpent et ses au

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tres! griniaces que pour sa défense pérsonnelle ét l'amusement d'autrui. Je ne Connais guère d'analogié plus facile à saisir que celle-là: Elle découle pour ainsi dire de ‘chaque détail anatomique du moule ét de éhacun dé ses faits et gestes. CR va Hiigue du Torcol semblé un immense lombrie caché dans une ‘gaine élastique! Ele’est armée d’un dard et Se détend' pour piquer sd proie avéc'la même préstesse que lé monstre d'üne bôtte surprise! Elle est énduite de glu pour engluér tout ce qui l'approche et l'oiseau Pintroduit dans les fourmilières ôu l'étale sur a voie publiqué pour rarassér les insectes passants. "7 “10Pout lé monde à entendu parler de la ventriloquie, qui est un art-de mystifier les'Sens en’ leur faisant accroire qué la Voix qui les’ appelle'vient d'en haut} tandis qu’elle vient d’en has Les Torcols goùtent fort ce genre de plaisanterie. "Ainsi vous'éntendez un grand bruit sortir par un trou d'arbre, “én/vous promenant dans les bois’, vérs la fn d'avril; machïnale- Mehtvous!portez vos regards à la Hauteur dé l'ouverture d'où semblé provenir {à voix! añn de voir par corps la bôté qui fait tant de tapage. Mais le tapage recommencé et Toiseau ne paraît pas: Alors Yous vous piquéz au jeu ; vous attendéz uné démiheuré, une heure sans en apprendre plus! A la fin le bruit cessé, et vous voyez rôder ét fureter près dé vous, au plus’ bas dés buissons | un'oiseau gris et”silencieux qui a l'air de vous rencontrer par hasard et qui se montre très- “surpris dé votre présénce: Gr, éette Sainte-Nitouche d’oiséau gris qui joue si pàrfaitement le silence et la surprise est le véntriloque qui vous à toüt a l'héuré si vivement intrigué. H était caché tout près de vous dans le fin fond de 14 chéminée du chêne creux d’où il faisait monter sa voix par l'orifice supérieur, ce qui vous a trompé sur le lieu de naissance du son, et il s’est échappé de son manoir ténébreux par quelque poterne inférieure , tandis que vous le chérehiez en l'air. Il'est venu ensuite fläner autour de vous pour regarder si sa farcé avait été bien jouée et si vous y’ aviez été pris. Doutez-vous dé Fidentité du personnage silencieux ‘du déhors ét du tapageur ventfioque du dedans? vous avez un move bien facile dé vous édifiér complétement à cet égard.

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386 ORNITHOLOBIEIPASSIONNELLE.

Demeurez caché à où voas êtes, derrière un paravent quelconque , etayez la patience d’ attendre encore une heure ou deux, vous verrez votre industriel rentrer dans $ôn établissement pour recommencer sa parade. Il n’y a pas d'oiseau qui fasse plus de Bruit que le Porcol au momentide la pousse dés feuilles Ent ce tempslä on ‘n'entend que lui ‘vociférer ‘et|cressérellér/à toüte hétre' du jour “et partout! par les lisières des champs; par ‘les haies pariles bois ; les futaies ; les vergers ;les pâquis plantés d'arbres creux} de re een on! Merise: mais nie tre pe MToDTs 9 | ab raun Le Torcol sait aussi se pordrért par: les ui coiiiie Ti Mésange’äu plafond de sa cage’et exécuter quelques tours de’ sotplesse; mais il manque de vigueur dans les articulations. Par exemple; il peut bien s'accrocher ‘en volant à un troné d'arbre pour: fouiller: tel quartier d'écorce ; maïs il lui est! intérdit de -s'enlever de cetté place à uné autre, à la seule force des'poignets )comme le Grimpereau, la Sitellé et les Pics. Sx-quète non plus n'est pas assez rigide . lui servir de pin d appui en -sès ascénsions. 71 1h HI9HS TO … Textrème facilité que le à Poreot trouvé à! vivre largement -sans rien faire et en se bornant à étendre sa. langue'sur le passage des fourmis } finit par le rendre paresseux, lourd'et obèse “vers Jaifin de l'été, où il'serait susceptible de faire un excellent rôti, n'était la fiieste habitude qu’il a de se Hisquer à forte, :dose comme Id Tourterelle et la Huppe. 'HOÏert LU Ÿ 19 Quin'a reconnu dans l'étrangeté significative des allures'/du :Torcol; l'emblème du charlatan de là place publique, qui s’ingénie à captiver la foule par’ses tours ; Ses grimaces et Ses eontorsions qui parle de l'estomac; imite Ja voix des animaux Îles “plus tériibles {oiseaux deproie et vipères), exglue Son public par l'éloquence du boniment tend son escarcelle sur tous les Cärrefours et s'engraisse/qtélquefois aux dépens des badauds 711%!

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és ; ab Pics, Cinq espéces. | 99 és ‘connais. peu: & hiaisères plus faailen: à onipe que où dé, la Aribu des Pics;-et pourtant je n’en sais guère. que les poëtes..et les historiens. de tous les payset de tous. les âges aient plus défi: gurée, Je vais-essayer de l'écrire en dix lignes; jeme serais pas -embarrassé de la faire tenir enquatre-mots pour. un analogiste. Jugipèdes; grimpeurs; calotte rouge ardent, bec en coin, Jangue -anguiforme,. rétractile, armée, d’un dard pointu à son extrémité; queue étagée, formée de ae ou douze, baguettes. rigi- -des , usées par le frottement... b ou “Larvie des Pics est attachée aux troncs des arbres autour des- Mile ritiulent ‘perpétuellement de bas en! haut, jamais -de haut.en.bas, tâtant l'arbre à coups de-pioche et sondant-toutes les fissures ettoutes.les cavités, pour ysaisirles larves perforeu- :8e5 dont ils font leur régal. Hs descendent fréquemment à terre pour cueillir les fourmis, et s'amusent quelquefois à-casser des noisettes, Grands saibseis des forêts par la guerre:qu'ils font.aux insectes, mais grands ennemis des vieux arbres par les trous qu'ils,y creusent. Enclins à la gaieté et à Ja grosse farce, philosophes en;amour, mais beaucoup! trop bruyants, yE mai igres ; trop coriaces.

Voilà l'histoire de la tribu des bia telle que je la savais à quinze jans.; telle que les historiens officiels des bêtes pourraient -da savoir à soixante. J'admire que tant de génies immortels, les auteurs dela. Mythologie grecque entre, autres et. le saint roi -Dawid..et l'éloquent Buffon, qui.ont parlé: du Pie, aient. pu errer -aussi fortement qu'ils l'ont fait sur un: sujet aussi elairet l'emplie d'autant. de ténèbres ; quand il; leur était'si facile, de se faire donner gratis par le-premier venu des-gamins.de, Lorraine, tous les renseignements ci-dessus. C’est que le savant et le saint sont deux genres difficiles à rallier à la vérité; le premier, à cause de sa fierté qui l'empêche de consulter les petits; le second , à raison de la ténacité de sa foi aux fables des légendes.

me a, , en “effet, ‘dans à hisfoire des variations de l'esprit humain

sur. le compte. du Pic à diète r rouge, ‘uné ‘Iégéndé catholique: qui pourrait bien € être la Source de toutes les faûsses pH es ont! lé portées sur Ja bète f jar les” méilleurs “esprits. FO SRI ESS

La version de Ja mythologie | païenne est plus infocenté que

PIIGE

les autres. slle rapporte tout simplement qu'il existait autrefois

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