‹ l'esprit des OrientauxChapitre 10 sur 214 · AMBITION · texte numérisé non relu

AMBITION

Si le roi dit : « Comment agrandirai-je bien ma puissance ? » les grands dignitaires se demanderont : « Comment enrichirai-je ma maison?» les petits fonctionnaires et les gens du peuple ; a Comment ferai-je fortune ? » (Le même)

Désirez, comme les anciens, les emplois publics ; mais ayez horreur de la voie qui n'est pas droite. (Meng-Tseu)

Si les hommes cherchent la vertu, ils sont sûrs de la trouver ; mais ils aiment bien mieux chercher les richesses et les honneurs, qui dépendent des autres, et que, peut-être, ils n'obtiendront jamais. (Le même)

Les anciens sages, les personnages illustres dont les grandes qualités étonnèrent autrefois l'univers, n'étaient cependant que des hommes. Ne suis-je pas un homme moi-même ? Ne puis-je pas les imiter, devenir leur égal ? Pourquoi regarder leur gloire d'un œil timide, lorsque je puis m'élever jusc^u'à leurs vertus? (Le même)

La peine, le plaisir, la joie, la tristesse, n'ont pas de point fixe où ils puissent s'arrêter. Tel a pensé mourir de joie quand il a obtenu son premier emploi : il est monté, dans la suite, à de plus hautes dignités, et est mort de douleur pour n'avoir pas obtenu la première de toutes. {Pensée chinoise)

Vous ne c'iierclioz qu'à vous avancer; mais ne pcrdrez-voiis j);is(rnii côte; et; (|iio vous ^!i|j;iR'rc'Z (I(! Tîmlrc? Creuser au levant pour remplir un vide au coucliant, c est prendre une peine bien inutile, pensée chinoise)

Page 1