‹ l'esprit des OrientauxChapitre 157 sur 214 · PROPRIÉTÉ · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉ

Un jour, Ibrahira-ben-Adhem était assis près de la porte de son palais, et ses pages, rangés sur une même ligne, se tenaient près de lui. Un derviche se présenta avec un froc, une besace et un bâton, et voulut entrer dans le palais. « Vieillard, lui dirent les pages, où allez-vous ? — Je vais dans cette hôtellerie, » dit le vieillard. Les pages reprirent : « Ce n'est pas ici une hôtellerie; c'est le palais dlbraliim, roi de Balkh. » Ibrahim fit amener le vieillard devant lui et lui dit : « Derviche, ceci est mon palais. — A qui, demanda le vieillard, ce palais a-t-il appartenu primitivement? — A mon grand-père. — Après lui, quel en a été le

propriétaire? — Mon père la possédé. — El à qui a-t-îl passé après la mort de votre père? — A moi. — Lorsque vous viendrez à mourir, à qui sera-t-il ? — A mon fils. — Ihraliim, dit alors le derviche, un lieu dans lequel Tun entre et d'où l'autre sort, n'est pas un palais, c'est une hôtellerie. » (Saadi, iv' conférence.

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Un longue prospérité enfante la négligence et l'orgueil. (L'empereur TaI-Troing)

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