‹ l'esprit des OrientauxChapitre 168 sur 214 · RHÉTEURS · texte numérisé non relu

RHÉTEURS

Malheur à ceux qui appellent bien le mal et mal le

bien, ténèbres la lumitTc et lumière les ténèbres; qui font passer pour doux ce qui est amer, et pour amer ce qui est doux. (It?Aii:, v, 20)

l'.ICIlK I:T l'AlMîK

Le riclie n'a jamais tort. Il est invité à un i-epas : s'y rend-il de trop bonne heure, le maître de la maison quitte toutes ses affaires, lui montre un visage épanoui, et lui rend grâce de son empressement : on ne lui laisse pas le temps de s'excuser; on s'écrie que ses grandes affaires l'ont, sans doute, retenu. Il n'eu est pas de même du pauvre : arrive-t-il trop tôt, on le laisse attendre; personne ne vient le recevoir, les valets eux-mêmes ne lui cachent pas qu'il est importun. Vient-il trop tard , c'est à qui l'accablera de reproches; on ne lui pardonnera pas d'avoir fait différer un moment le diner. {Pensée chinoise)

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