RICHESSES
Ne fondez aucun espoir sur l'iniquité ; n'enviez point
le bien qui est une dépouille et une rapine; et, si les richesses viennent à vous, n'y attachez pas votre cœur. {Psaumes, lxi, 10)
Les biens du riche sont sa ville de sûreté ; la pauvreté brise le courage des misérables. (Salomon, Prorerbes, x, 15)
Celui-là jouit de la véritable richesse, qui sait mesurer sa dépense à ses revenus. {Pensée chinoise)
Les richesses font que riiomme est rançonné ; mais le pauvre n'entend point de menaces. (Salomon, Pro- Tcrhes, xiii, 8 — D. Martin)
Le pauvre ne peut faire ordinairement ni beaucoup de bien ni beaucoup de mal. Mais, si le riche veut faire du bien, le bonheur qui naît autour de lui s'étend et se l)ro}>age : s'il se livre au vice, il va consommer le malheur d'une foule d'infortunés. De grands biens ou de grands maux accompagnent toujours les richesses. (Pensée chinoise)
Dans la possession de tes ricliesses, tu as deux associés : le liasard et ton héritier. Entre l'un et l'autre, tîiche de ne pas obtenir le lot le moins bon. (Abou Dsark, A-pophthegmes arabes, m, 200)
Vieillir, être malade et mourir, voilà les plus grands maux de la vie. Les richesses n'apportent point de remède à tout cela; mais, par elles, souvent on vieillit plus tôt, on tombe plus souvent malade et Ton parvient plus tôt à la mort. {Pensée chinoise)
Il faut, pour la raison, que la fortune ne nous vienne pas tout d'un coup et ne nous élève pas trop haut. (Nabi- Effendi)
L'homme qui convoite les richesses est semblable à un jeune enfant qui, avec la pointe acérée d'un couteau, veut goûter du miel; sans avoir eu le temps de savourer ce qui n'a fait qu'effleurer ses lèvres, il ne lui reste plus que les cuisantes douleurs d'une incision à la langue. (Chakya-Mouni)
Où il y a du bien en abondance, il y a force gru-
geiirs. Quel avantage revient-il à celui qui le possètl* si ce n'est tl'en avoir la vue? {Ecdésiasti\ v. lOi
HOIS
L'Océan ne se rassasie pas d'eau; ni le trésor dun roi, de monnaie. (Saskya Pandita)
L'eau soutient le navire et peut le suijmerger ; image du peuple et du monarque. (L'empereur Taï-Tsoung)
On ne peut sonder les cieux : ils sont trop hauts; ni la terre : elle est trop profonde ; ainsi le cœur des rois est insondable. (Salomon, Protcrhes, xxv, 3)
Quand j'examine d'où vient que, tous les princes souhaitant de régner tranquilles et de consolider leur dynastie, les révolutions sont si fréquentes, je trouve qu'il n'y en a pas de cause plus ordinaire que le peu de soin qu'ont les princes de réfléchir sur eux-mêmes et l'éloignement qu'ils ont d'entendre ce qui peut leur déplaire. Par là, ils s'aveuglent obstinément sur leur devoir et se perdent. (L'empereur Taï-Tphung, dans ^on Miroir ff^nr^
LA MOllALK EN ORIENT 477
La |)R'iiiiciu puiibcc d'un sugu moiiLin|Uu n'est pas de s'abandonner aux plaisirs. Il s instruit d'abord des ti-avaux que supportent les laboureurs ; il se fait rendre compte des peines quils se donnent pour semer et pour recueillir; et, quand il apprend enfin que de riches moissons ont couronné leurs espérances, c'est alors qu'il se livre au sentiment de la dou(^'e joie. (Chou-Kiag)
Le ciel établit les rois pour gouverner les peuples et pour les instruire. Ils sont ici-bas les ministres de la Divinité. Elle les a placés sur la terre pour la gouverner avec douceur, pour effrayer le crime et protéger l'innocence. {Cliou-King)
Les mauvais princes sont punis par les horreurs de la crainte, et par les horreurs encore plus affreuses de la haine qu'ils excitent. Ils ne trouvent pas même un asile dans le tombeau : la postérité poursuit leur mémoire, et vingt siècles écoulés ne peuvent effacer leur opprobre. (Meng-Tseu)