‹ l'esprit des OrientauxChapitre 52 sur 214 · DETTES · texte numérisé non relu

DETTES

Mon fils, si tu as cautionné pour quelc{u'un envers ton ami, ou si tu as frappé dans la main à fétranger,

Tu es enlacé par les paroles de ta bouche, tu es pris par les paroles de ta bouche.

Hàte-toi donc de te dégager ; va, travaille, presse tes amis.

Ne donne plus de repos à tes yeux, ni de sommeil à tes paupières.

Délivre-toi, avec la vivacité d'une chèvre, de la main qui pèse sur toi, ou, comme l'oiseau, de la main de foiseleur. (Salomon, Proxerles, vi, 1-5

i08 LA MORALE EN ORIENT

Le riche domine sui* les pauvres et le débiteur est le

valet du prêteur. (Salomon, Proverbes, xxii, 7)

Cautionnez autrui, il vous en arrivera mal. La sûreté n'est que pour ceux qui ont les engagements d'argent en horreur. (Le même, xt, 15)

Les dettes changent complètement un homme ; fût-il un Platon, elles en font un Medjnoun. Il porte sur le cou le joug de son créancier. Les dettes font un sot d'un homme sage ; elles énervent les cœurs les plus héroïques : leurs échéances sont comme celles de la mort ; elles conduisent à la prison comme la mort au tombeau... Vendre ses tapis et ses vêtements, se coucher nu et à jeun sans devoir rien à personne, vaut mille fois mieux que d'avoir des créanciers et de perdre son repos. (Xâbi-Effendi)

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