‹ l'esprit des OrientauxChapitre 53 sur 214 · DÉVOTS · texte numérisé non relu

DÉVOTS

Un homme, pour s'amuser, avait attaché un chapelet au cou d'un chat. Les souris se félicitèrent entre elles et dirent: «Ce respectable chat jeune et prie le Bouddha; décidément, il ne nous mangera plus. >> En disant cela, elles se mirent à danser de joie dans le vestibule. Dès que le chat les eut vues, il en croqua plusieurs de suite. Les autres souris s'enfuirent et se dirent secrètement : « Nous pensions, nous autres, qu'il priait le Bouddha et

qu'il avait un cœur affectueux ; mais sa dévotion n'était qu une pure comédie. — Vous ne savez donc pas, dit une autre, que, dans le monde, ceux qui font les dévots et ont l'air de prier le Bouddha ont le cœur dix fois plus cruel que les loups'? » iSiao-Lîn- Kouang-Kî — Stanislas Julien)

Si un jeune garçon habite parmi les calenders {cor- ])oration monastique), dis à son père : « Renonce à toute vertu de la part de ton (ils. » (Saadi, Cinlistan)

Ton voisin commence à devenir dévot ; prends garde. Il s'adonne à la grande dévotion, c'est le moment de déloger. {Pensée arabe)

Viens, ù mon cœur ! que nous cherchions un refuge près de Dieu contre celui qui a raccourci ses manches et allongé ses mains. (Hafiz, le Soyji liyiiocnte.)

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