DISCERNEMENT
Boiteux, ne monte que comme ta jambe le veut.
(MÉIDANI, X, 34)
0 femme, appelle celui de tes deux ânes qui est le moins loin. (Le même, viii, 6)
Dans les grandes entreprises où l'intérêt moral est en cause, ne dépassez point le but ; quelques pas au delà ou en deçà n'importent guère dans les petites affaires d'honneur. (Lun-Yu)
Néglige les petits chemins qui s'écartent du grand chemin. (Méidani, viii, 32)
Mauvaise méthode : traiter à la légère le principal et gravement l'accessoire. {Ta-Hid)
Ne fditcspns uncoiito ;m\ gens crédules; ilslf })reiiilraiciit pour une véritf''. {Pensée chinoise)
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Dans un désert vivait un oiseau à deux becs, lequel, s'ctnnt un jour perché sur un manguier, se rassasiait de ses fruits délicieux. Tandis qu avec un de ses becs il les cueillait et les avalait, l'autre bec, jaloux, se plaignit à lui de ce qu il ne cessait pas de manger et ne lui laissait pas le temps de cueillir aussi des fruits et de les avalei à son tour. Le bec qui travaillait dit à celui qui était oisif: « Pourquoi te plains tu, et qu'importe que ce soit toi ou moi qui avalions les fruits, puisque nous n'avons tous les deux qu'un même estomac et qu'un même ventre'? » Le bec oisif, outré de dépit de ce que l'autre bec, qui ne cessait de manger, ne voulait pas lui donner le temps d'avaler les fruits à son tour, résolut de se venger aussitôt de ce refus. Il crut ne pouvoir mieux y réussir qu'en avalant un grain de l'arbrisseau yteya, poison des plus subtils, qui se trouvait à sa portée. Il l'avala, et l'oiseau mourut à l'instant.
Ce fut la désunion des deux becs qui causa leur ruine. Partout où règne la division, il n'y a que des maux à attendre. {Pan-Sha-Tantra — J.-A. Dubois)
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Sot est celui <jui ne sait pas retenir sa salive. (Mki-