‹ l'esprit des OrientauxChapitre 56 sur 214 · DIVERSITÉ · texte numérisé non relu

DIVERSITÉ

Si tu vis, tu verras ce que tu n'as pas vu. (Méidani, I, 261)

LA MOIIALE EN OIUKNT 415

Lus Biibylonieiis usent de lois dont l;i mieux étiiblie, ù mon jugement, est celle ([u'oljS(;i-vent, comme j'entends dire, les Hénètes trillyrie. En clmcune ville et village, ils assemblent une fois Tan, en certain lieu, toutes leurs jeunes filles mariables : entour lesquelles se rend une troupe déjeunes hommes, et là est un sergent qui les i-egarde toutes les unes après les autres, puis expose en vente premièrement la plus belle, et enfin il la délivre au plus offrant et dernier enchérisseur. Il crie consécutivement la seconde en beauté. Ainsi sont vendues les filles pour parvenir à mariage. Les riches de la ville mettent enchères sur les belles; mais les petits compagnons ne se soucient de la beauté, et sont contents de prendre les laides, moyennant qu ils prennent aussi argent. Et par ce, quand le sergent a vendu les plus belles , il crie pareillement la plus laide et qui moins a de perfection; savoir si aucun veut prendre quelque petit d'argent en l'épousant, et continue la criée jusqu'à ce qu'il se trouve marchand à qui plaise la bague et condition. Ainsi est épousé avec les laides l'argent qui revient de l'achat des belles, de sorte que les belles marient les laides, (Hérodote, i — P. Sali a.t)

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